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dimanche 30 mai 2021

Covid-19 : Masquée mais heureuse, la foule de retour à Bercy pour un concert test d'Indochine

L’étude doit démontrer que s'ils sont testés négatifs au Covid-19 en amont, les spectateurs ne courent pas plus de risque de se contaminer au concert pendant dans la vie d'avant

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Par : 20 Minutes avec AFP

« Ça faisait si longtemps »... Quelque 5.000 spectateurs ont dansé, ce samedi soir, sur les tubes d’Indochine, avec masque mais serrés dans l’arène de Bercy à Paris. « Nous on veut vivre… encore plus fort »... samedi soir, les paroles de la chanson Marilyn avait une résonance particulière pour la foule, privée de live depuis des mois, à qui Nicola Sirkis a demandé de « faire du bruit » pour les soignants et les chercheurs. Et pour rendre hommage « à tous les morts du Covid-19».

Indochine, précédé par le DJ Etienne de Crécy, remontait sur scène pour la première fois après avoir dû reporter d’un an (au printemps-été 2022) la tournée de ses 40 ans, à cause de la crise sanitaire. Et lors de ce concert pour l’instant exceptionnel, car il s’agit d’une expérimentation scientifique, le groupe formé en 1981, a déroulé ses classiques, enchaînant les tubes qui ont traversé les générations : 3e sexe, J 'ai demandé à la lune, Tes yeux noirs, etc. Une nuée de bras levés a répondu à Trois nuits par semaine, puis la clameur a envahi Bercy quand ont surgi les premières notes de L’aventurier.

Test salivaire et test antigénique

« Ça fait des mois qu’on n’a pas de concert. Revoir la foule, ça fait du bien, on reprend goût à la vie », a témoigné Loïs, une technicienne de laboratoire de 30 ans, postée au plus près de la scène. « Ça fait si longtemps qu’on attend (…) Donc là, retrouver un concert, en plus Indochine, c’est assez formidable », s’est aussi enthousiasmée Camille, 26 ans, salle du Val d’Oise pour revoir, « pour la cinquième ou sixième fois » le groupe.

Avant d’entrer dans l’arène, la jeune femme a dû remettre l’enveloppe contenant un test salivaire effectué samedi, après un premier test antigénique réalisé ces trois derniers jours et qui s’est avéré négatif au virus du Covid-19, l 'une des conditions pour participer à l’étude.

Cette expérimentation, déjà réalisée ailleurs en Europe, est devenue un serpent de mer en France, où elle a été reportée plusieurs fois. Elle a finalement lieu sur fond de nette amélioration de la situation sanitaire, à deux jours de l’ouverture de la vaccination pour tous les adultes. L’étude doit démontrer que s’ils sont testés négatifs au Covid-19 en amont, les spectateurs ne courent pas plus de risque de se contaminer au concert qu’en temps normal. L’expérimentation, dont les premiers résultats sont attendus fin juin, n’est ouverte qu'aux 18-45 ans qui ne présentent pas de risques de formes graves en cas de contamination.

Mais l’enjeu reste important pour le secteur du spectacle, qui voit la reprise en pointillés, malgré la reprise des concerts assis avec distanciation. Pour l’instant, les festivals debout ont été autorisés cet été, mais avec une limite d’une personne tous les 4 m2. Rien à voir avec la promiscuité qui régnait samedi à Bercy. Nombre de festivals ont donc déjà jeté l’éponge (Solidays, Eurockéennes), seuls de rares événements se tenant, le plus souvent en format assis et avec jauge (Francofolies, Printemps de Bourges, Vieilles Charrues).

  SOURCE : 20 Minutes avec AFP


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