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lundi 24 mai 2021

Des syndicats d’agriculteurs exposent un cadavre de jument attaquée par des vautours en Aveyron - PHOTOS

Après l’attaque d’une centaine de vautours sur une jument dans l’Aveyron, des syndicats agricoles ont déposé son cadavre devant la direction départementale des territoires pour faire réagir l’État. Contacté par Sputnik, le syndicat des Jeunes agriculteurs s’inquiète d’un phénomène qui prend de l’ampleur.

Image/photo

Par : Alexandre Sutherland / fr.sputniknews.com/


Lundi 17 mai, les syndicats FDSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) et Jeunes agriculteurs ont déposé le cadavre d’une jument devant la direction départementale des territoires (DDT) à Rodez (Aveyron), dans le but de provoquer une réaction des autorités. L’animal avait été tué quatre jours plus tôt par plus d’une centaine de vautours sur une exploitation agricole à Vézins-de-Lévézou.

Le couple de propriétaires a assisté, impuissant, à l’attaque de ces volatiles, pourtant réputés pour être des charognards. Lorsqu’ils sont parvenus jusqu’à la jument, celle-ci était encore vivante. Elle a succombé à ses blessures lorsqu’ils ont tenté de la transporter en lieu sûr.

Sur Facebook, la co-propriétaire de l’animal assure que l’autopsie a établi le lien entre l’attaque des vautours et le décès. De tels événements tendent d’ailleurs à se multiplier dans la région, signe d’une population de rapaces trop importante, tandis que l’espèce reste protégée en France.

Source du problème

Contacté par Sputnik, le syndicat des Jeunes agriculteurs en Aveyron (JA 12) rappelle tout d’abord que les vautours ont une «vraie utilité dans la nature», un fait que «les agriculteurs ne remettent en aucun cas en question». D’après le syndicat, ces oiseaux ont pu arriver depuis l’Espagne, où des placettes dédiées présentant des cadavres d’animaux ont été soudainement enlevées, ce qui laisse présager une migration de certains groupes vers l’Aveyron et d’autres départements.


© PHOTO / «JEUNES AGRICULTEURS» DE L’AVEYRON - Action du syndicat «Jeunes agriculteurs» de l’Aveyron devant la direction départementale des territoires à Rodez, le 17 mai


© PHOTO / «JEUNES AGRICULTEURS» DE L’AVEYRON - Action du syndicat «Jeunes agriculteurs» de l’Aveyron devant la direction départementale des territoires à Rodez, le 17 mai

© PHOTO / «JEUNES AGRICULTEURS» DE L’AVEYRON - Action du syndicat «Jeunes agriculteurs» de l’Aveyron devant la direction départementale des territoires à Rodez, le 17 mai

Revendications

Lors de l’action syndicale, les représentants ont réclamé trois mesures principales: la possibilité d’effectuer des tirs d’effarouchement, avec des balles à blanc, pour faire fuir ces oiseaux, la régulation de leur population ainsi que la reconnaissance du préjudice pour les éleveurs.

La mort de l’animal entraîne en elle-même une perte de revenus pour l’agriculteur, mais aussi des frais d’équarrissage s’élevant à plusieurs centaines d’euros, nous précise JA 12. Au niveau national, rien ne prévoit l’indemnisation des victimes de ces attaques, alors que le phénomène «prend de l’ampleur depuis un an», ajoute-t-il.


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Signalement des attaques

Selon les données communiquées par le syndicat, 34 signalements d’attaques de vautours sur des animaux domestiques ont été recensés en 2020, et déjà 12 depuis le début de l’année 2021. Contactée, la préfecture de l’Aveyron nous renvoie vers un communiqué de presse du jeudi 20 mai. Celui-ci annonce la mise en place, depuis le 17 mai, d’un numéro unique pour les «dommages sur troupeaux domestiques impliquant le vautour fauve»: 05 65 73 50 89.

Le signalement permet de «recueillir le témoignage de l’éleveur et de faire procéder à des relevés de terrain par des agents de l’Office français de la biodiversité». Il est toutefois demandé, dans la mesure du possible, de ne pas déplacer les victimes et de les protéger des volatiles en attendant l’arrivée des experts.

  SOURCE : fr.sputniknews.com


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