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lundi 31 mai 2021

Dordogne (24) : l'homme recherché reste introuvable, la traque pourrait durer de nombreuses heures

Accusé d'avoir tiré sur des gendarmes, le suspect en fuite, lourdement armé, est un ancien militaire déjà condamné quatre fois pour violences conjugales. D'importants moyens sont mobilisés pour le retrouver.

Image/photo

Par : Guillaume Poingt et AFP agence / lefigaro.fr

La chasse à l'homme engagée depuis ce dimanche matin en Dordogne pour retrouver un ancien militaire lourdement armé semble partie pour durer. Cet homme de 29 ans est recherché après avoir tiré sur des gendarmes appelés pour des violences familiales au Lardin-Saint-Lazare, un village à une dizaine de kilomètres de Brive.

Environ 300 gendarmes sont engagés sur le terrain, dont le GIGN dans son échelon national, ainsi que sept hélicoptères et des véhicules blindés. Des négociateurs régionaux sont également sur place. Leur objectif est de protéger la population, invitée par les autorités à rester enfermée chez elle, et de fixer l'individu.

«Un travail long et minutieux»

Le fuyard connaît bien le secteur et se trouve vraisemblablement dans une zone boisée et accidentée d'un périmètre de 4 km2. «Il a tiré sur les gendarmes à chaque fois qu'il a été en contact visuel avec eux depuis cette nuit (...) Les contacts avec lui sont épisodiques mais la négociation n'a jamais été rompue», indiquait dimanche matin le général André Pétillot, chef des opérations. «Il dispose d'une arme de grande chasse, une arme puissante et qui est effectivement une arme dangereuse», précisait le général.

Ce dimanche soir, lors d'une conférence de presse, le préfet de Dordogne Frédéric Périssat a indiqué que l'individu n'avait pas été trouvé et que le travail de ratissage serait «long et minutieux». «Nous souhaitons que l'individu soit interpellé sain et sauf, ça peut durer encore de nombreuses heures», a-t-il ajouté. «Nous sommes engagés pour durer cette nuit et demain. Nous avons toujours l'espoir d'une reddition», a complété le général Pétillot. Pour rappel, le dernier accrochage entre le fuyard et les gendarmes a eu lieu en début de matinée.

Des violences familiales

Cette chasse à l'homme est consécutive à des événements survenus dimanche 30 mai vers minuit. «L'ex-concubin d'une jeune femme (l'homme actuellement recherché, NDLR) se présente à son domicile où il exerce des violences sur le nouvel ami de cette dernière. La victime qui s'enfuit est ensuite prise pour cible par arme à feu», a indiqué la gendarmerie au Figaro.

«Le mis en cause déambule dans les rues du village et déclare vouloir s'en prendre aux gendarmes. Il tire dans leur direction et endommage gravement deux véhicules de service de la gendarmerie», a poursuivi la même source. Son ex-compagne et ses enfants sont indemnes : ils ont été récupérés par la gendarmerie et placés en sécurité.

Un ancien militaire déjà condamné

Père de trois enfants, l'homme recherché a été militaire de 2011 à 2016. Né en région parisienne, il réside en Dordogne depuis qu'il a 7 ans. «Il est connu de la justice pour des faits commis dans un contexte familial. Il n'est pas connu pour des faits liés à la radicalisation ou au terrorisme. On est sur des faits privés», indiquait dimanche matin la procureure de la République de Périgueux, Solène Belaouar.

La procureure a donné davantage d'informations dimanche soir. L'homme a déjà été condamné quatre fois pour des violences conjugales commises sur son ex-compagne. Il a écopé de 6 mois de prison en mars 2015, de 6 mois de prison avec sursis en février 2017, d'un an de prison avec mandat de dépôt en septembre 2017 puis de 16 mois de prison (dont 8 avec sursis) en mars 2020. Cette dernière peine faisait l'objet d'un aménagement.

L'individu a fait une demande de port de bracelet électronique en octobre 2020. Il a été autorisé, en mars 2021, à purger cette peine à son domicile à condition de ne pas entrer en contact avec son ex-compagne. Il avait ce bracelet depuis le 3 mai 2021. «Il n'avait pas fait parler de lui depuis, jusqu'au déclenchement d'une alarme tard dans la soirée», a détaillé la procureure. Cette dernière a ouvert deux enquêtes : une pour les faits de violence commis au préjudice de son ex-compagne et la tentative d'homicide sur son nouveau compagnon. Une seconde pour tentative d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique.

Il y a quelques mois, une affaire comparable avait tourné au drame dans le Puy-de-Dôme. Dans la nuit du 22 au 23 décembre 2020, un homme de 48 ans avait abattu trois gendarmes et gravement blessé un quatrième, intervenus pour porter secours à sa compagne, victime de violences conjugales et qui s'était réfugiée sur le toit de la maison. Lourdement armé, l'homme avait incendié le bâtiment puis s'était enfui à bord de son véhicule avant d'être retrouvé mort, une arme à la main et une autre non loin de lui, à environ 1,5 kilomètre de son domicile.

  SOURCE : lefigaro.fr


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