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samedi 29 mai 2021

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement : “Le constat d’un délitement de la société est très largement partagé dans notre pays”

Gabriel Attal est porte-parole du gouvernement. Trentenaire, issu de la gauche, il ne rechigne pas à aller se battre sur le terrain de l'adversaire. Marine Le Pen présidente ? Jean-Luc Mélenchon républicain ? Le “dégoût” qu'inspire Emmanuel Macron à certains électeurs ? Il répond.

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Par : Jules Torres, Tugdual Denis

Valeurs actuelles. Quand nous avons publié deux textes de militaires, l’exécutif a réagi de manière brutale et obtuse. « Tribunes d’extrême droite », « généraux en charentaise », « manœuvre politique » : avez-vous conscience de l’inanité de ce genre d’attaques ?

Gabriel Attal. Chacun a la responsabilité de ses propos. Pour ma part, quand je me suis exprimé sur ce sujet, j’ai dénoncé deux choses : l’instrumentalisation politique pratiquée par Marine Le Pen et l’anonymat de la seconde tribune. Je ne cherche pas à accabler qui que ce soit ou à considérer que quelqu’un n’a pas vocation à avoir une opinion. Mais l’anonymat, c’est le repaire des lâches : tout l’inverse de nos militaires.

Ces tribunes sont-elles d’extrême droite ?

Le constat d’un délitement de la société et d’un problème d’autorité dans notre pays est très largement partagé depuis des années. La demande de sécurité aussi. Un électeur de gauche a autant envie de voir du bleu dans la rue qu’un électeur de droite ! J’ai lu ces tribunes. Les policiers et les militaires sont des gens qui s’engagent en mettant leur vie en danger pour protéger la nation. Personne ne peut leur dénier un droit de regard critique sur ce qu’elle devient. Mais ma conviction, c’est que ces hommes et femmes valent mieux que des tribunes. Pas seulement par obligation de réserve et de neutralité inhérente au service de l’État, mais parce qu’ils sont des hommes et femmes d’action. Je lance donc un appel aux policiers, aux gendarmes, aux militaires et aux pompiers. À tous ceux qui incarnent la République à travers leur uniforme. Je leur dis : si vous trouvez qu’il y a un délitement de la France, si vous avez l’ambition d’y répondre, engagez-vous dans l’encadrement du service national universel. Quelle meilleure occasion pour créer un moment de creuset républicain et aider à mettre la jeunesse sur les bons rails ? Le mépris pour l’uniforme est le premier symptôme d’une société qui se délite. Il faut évidemment y répondre.

L’État protège-t-il encore ses policiers, ses militaires, ses pompiers ?

La droite a sa igné les armées et les forces de l’ordre. Quand François Fillon était Premier ministre, son gouvernement a supprimé 12 500 postes de policiers et de gendarmes, baissé le budget de l’armée, fermé 83 emprises militaires… Nous le payons encore cher. Dans la situation du pays dont nous avons hérité en 2017, il n’y avait pas suffisamment de moyens pour protéger ceux qui nous protègent. Si nous avons fait le choix de rajouter 2 milliards d’euros dans le budget de la sécurité, de recruter 10 000 policiers et gendarmes, de payer les heures supplémentaires, de rénover les commissariats, de renouveler les équipements et le parc automobile, c’est précisément parce qu’on considérait qu’ils étaient entravés dans leurs missions. Je l’affirme : le pays protège mieux ses policiers, ses militaires et ses pompiers qu’en 2017. Ils le seront plus encore à la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron. C’est la même chose pour nos armées : nous avons lancé une loi de programmation militaire à 290 milliards d’euros, un quart de plus que la précédente. C’est la plus forte et la plus durable augmentation de moyens depuis la fin de la guerre froide.

« Ennemie à abattre », pour Olivia Grégoire ; sacré lapsus pour Éric Dupond-Moretti, qui parle de « Marine Le Peste » ; « le bruit des bottes », pour Gérald Darmanin. Ne donnez-vous pas l’impression de vivre dans les années quatre-vingt et de faire du sous-Bernard Tapie dans votre riposte politique envers Marine Le Pen ?

Le Rassemblement national cherche à gommer tous les irritants qui l’ont empêché d’arriver au pouvoir jusqu’à présent. Face à cela, il ne faut pas une ligne à l’ancienne, mais attaquer de front le Front. Face au RN, la majorité présidentielle est bien seule à l’offensive. L’arrivée des échéances électorales pousse les oppositions à être dans une attitude beaucoup plus politicienne en jouant la montée du RN. La réalité c’est que Marine Le Pen cherche tellement à arrondir les angles qu’elle est en […]

  SOURCE : valeursactuelles.com / [La suite est réservée aux abonnés.]


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