Gérald Darmanin, champion de la “condamnation” sur internet - docjeanno.fr ® Revue de presse

Breaking

Haut Pub [google]


Les logiciels bloqueurs de pub tuent le Web et les sites indépendants !


samedi 8 mai 2021

Gérald Darmanin, champion de la “condamnation” sur internet

Après le nouveau meurtre d’un policier à Avignon, le ministre de l’Intérieur condamne et se rend sur place. Une communication habituelle depuis un an, qui masque mal son impuissance devant les faits.

Gérald Darmanin à Lille, après que des pompiers ont été pris pour cible. Faute d’action, le ministre de l’Intérieur joue la carte de l’indignation. Photo © DENIS CHARLET / AFP

Par : Thomas Nasri / valeursactuelles.com

« Je condamne très fermement. » Depuis sa nomination place Beauvau en juillet 2020, Gérald Darmanin a probablement répété cette phrase plus que toute autre. Choisi en lieu et place de Christophe Castaner pour incarner la prise de conscience sécuritaire d’Emmanuel Macron à l’approche de l’élection présidentielle, le ministre de l’Intérieur se démultiplie depuis sur les réseaux sociaux. Il « soutient » les forces de l’ordre attaquées le 14 juillet 2020 et les « 37 policiers et gendarmes blessés » lors d’une manifestation le 28 novembre 2020. Le tout, sans jamais préciser la nature des agresseurs, alors que l’extrême-gauche et les antifas défilent contre les “violences policières”.

L’incapacité à nommer le mal et donc à le combattre se retrouve face aux agressions subies par les élus locaux. En juillet 2020, le maire de Miribel-les-Echelles, dans l’Isère, est roué de coups de pieds et de poings par 6 “jeunes” en scooter. Quelques jours plus tard, c’est le maire de Saint-Philippe-d’Aiguille, en Gironde, qui est tabassé par un “jeune” et finit à l’hôpital. En réaction à ces deux faits, Gérald Darmanin copie-colle la même phrase dans son message twitter : « Agresser un maire, c’est s’attaquer à la République. » L’idée d’une attaque, non pas contre la République, mais contre une incarnation de la France, ne l’effleure même pas. Une semaine avant le meurtre d’un policier par un dealer à Avignon ce 5 mai 2021, Gérald Darmanin en est encore à dénoncer « certains voyous » à Epinay-sur-Seine, où les policiers essuient des tirs de mortiers et retrouvent leurs photos placardées dans des halls d’immeubles comme autant de cibles à abattre.

Le sens des priorités : défendre les mosquées et taper sur les lanceurs d’alerte

Le décalage entre la communication de Gérald Darmanin et le réel se retrouve dans ses condamnations d’actes anti-religieux. Il y a en France près de dix fois plus d’attaques contre des lieux chrétiens que contre des lieux musulmans — 1052 actes antichrétiens en 2019, contre 154 actes anti-musulmans. Le ministre de l’Intérieur affiche ses priorités en condamnant avec « dégoût » les « inscriptions » ou les « tentatives d’incendie » de mosquées à Agen, Lyon ou Tarbes. Le 11 avril, il se rend en personne à Rennes pour exprimer sa « solidarité avec les musulmans » devant les caméras. Pendant ce temps, l’un de ses rares messages contre les actes antichrétiens consiste à envoyer le préfet à Lille, où une église de plus a véritablement brûlé le 3 mai. Une semaine plus tôt, un drapeau islamique était peint sur la Chapelle Sainte-Baudile dans l’Hérault, comme pour rappeler la guerre continue entre les Chrétiens et l’islam depuis l’époque de sa construction, au Xe siècle. Silence radio de Gérald Darmanin sur Twitter.

En septembre 2020, le ministre de l’Intérieur assure à la mosquée de Paris que l’islam « est la religion qui aura le moins de difficulté à travailler avec la République ». Sept mois plus tard, après l’égorgement de la policière Stéphanie Monfermé, il déclare encore sur BFMTV que « les musulmans français sont les premiers à être victimes de l’islamisme ». Le terroriste islamiste de Rambouillet annonçait pourtant son crime en réaction « aux insultes de la France contre notre prophète Mahomet ». Neuf jours avant l’attentat, un magazine djihadiste promettait quant à lui 60 000 dollars au premier tueur de policier chrétien, juif ou athée en Occident. Les policiers musulmans étant volontairement préservés de la liste.

Plutôt que d’ouvrir les yeux, Gérald Darmanin se réjouit le 3 mai de la dissolution de Génération Identitaire confirmée par le Conseil d’Etat, car l’association, jamais condamnée en justice, « promeut une idéologie incitant à la haine et à la violence ». Quand des milliers de soldats, officiers et généraux dénoncent dans Valeurs Actuelles l’explosion des violences en France et le risque de guerre civile, le ministre de l’Intérieur critique une tribune « ni démocratique, ni Républicaine ». Avant de reprendre à son compte un vocabulaire militaire, une fois le drame d’Avignon arrivé. « Aujourd’hui, un des soldats de la guerre que nous menons face à la drogue est mort au combat, en héros », lance-t-il. « Soldats », « guerre », « combat », « héros » : autant de mots reflétant la gravité de la situation dans notre pays, autant de postures d’impuissance faute de vouloir remettre en question l’idéologie au pouvoir sous Emmanuel Macron […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET


Bas Pub