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mardi 11 mai 2021

“Il faut de toute urgence stopper le train fou de la délinquance” : l’appel de policiers et magistrats avant “que la société ne déraille”

Les derniers faits divers touchant des policiers ou citoyens mettent en cause le plus souvent des individus “défavorablement connus des services de police”, déplorent les syndicats de police, l’avocat Thibault de Montbrial et le magistrat Charles Prats.

“Il faut de toute urgence stopper le train fou de la délinquance” : l’appel de policiers et magistrats avant “que la société ne déraille”

Par : V.A.

La situation devient urgente. C’est le message que veulent faire passer les forces de police, ainsi que des avocats et magistrats après les événements des derniers jours, voire des derniers mois. Dans Le Figaro lundi 10 mai, les principaux syndicats de police, le magistrat Charles Prats et l’avocat Thibault de Montbrial signent une tribune, forme d’appel à l’aide afin que la délinquance ne gangrène encore plus le pays. Ils rappellent dans un premier temps les événements dramatiques récents, touchant le brigadier Éric Masson, tué mercredi 5 mai en plein centre d’Avignon lors d’un contrôle à un point de trafic de drogue. Puis celui de Chahinez, cette femme de 39 ans immolée par son ancien conjoint à Mérignac (Gironde), un multirécidiviste qui ne devait plus s’approcher d’elle. Ou encore les attaques dont sont victimes les policiers, que ce soit à Fréjus, Créteil, ou en région parisienne. Sans oublier un tag qui fait « l’apologie du meurtre du policier d’Avignon » retrouvé ce lundi 10 mai à Lyon.

« Ces faits divers quotidiens questionnent évidemment la chaîne pénale à son extrémité, au niveau de l’exécution efficace et réelle des sanctions les plus adaptées », pointent du doigt les signataires. Ils minent aussi « la confiance des Français dans la justice » ainsi que dans les forces de l’ordre. Alors que les policiers et gendarmes sont vilipendés de toutes parts sur les réseaux sociaux, les sanctions ne font plus peur aux « voyous », fustigent les signataires de la tribune. « Mis à part l’incarcération effective, les délinquants d’habitude se moquent bien souvent des contrôles judiciaires et autres mises à l’épreuve qui leur sont notifiés », estiment-ils.

« Désarmés face aux mineurs isolés »

Raison pour laquelle, après tous ces drames, « qui s’inscrivent dans une spirale infernale anti-flics et d’ensauvagement des terroristes », ils réclament de « toute urgence » de « stopper le train fou de la délinquance avant que toute la société ne déraille définitivement ». Il faut en finir avec « l’encouragement aux libertés conditionnelles » et les « réductions de peine », enjoignent-ils. Une mise en garde qui doit s’accompagner de faits, lancent-ils, alors que les délinquants ont deux fois moins de risques d’entrer en détention en France qu’aux Pays-Bas, ou que la moyenne des pays d’Europe. Ils se disent aussi « désarmés » face aux mineurs isolés et face à la multiplication des rixes entre bandes.

Il faut donc plus de places dans les prisons. Les signataires énumèrent ainsi dans le Figaro les effets bénéfiques d’une telle mesure : « Si nous avions 100.000 places de prison, les policiers et les gendarmes retrouveraient la confiance dans la justice […] les Français retrouveraient alors confiance dans la justice de leur pays […] nos forces de police et de gendarmerie pourraient donc enfin recevoir les ordres adéquats pour neutraliser de manière systématique les groupes délinquants […] les peines d’emprisonnement ferme seraient exécutées immédiatement. » […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET


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