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mercredi 19 mai 2021

Le CNRS lance un moteur de recherche pour savoir si vous descendez de propriétaires d’esclaves

Désormais, grâce à un moteur de recherche dont le CNRS est à l’origine, les internautes peuvent savoir si leurs ancêtres étaient des propriétaires d’esclaves. Cette démarche questionne.

 Le CNRS lance un moteur de recherche pour savoir si vous descendez de propriétaires d’esclaves

Par : V.A.

Alors que le 20e anniversaire de la loi Taubira du 21 mai 2001, qui définit la traite et l’esclavage perpétrés par les Européens comme « crime contre l’humanité » aura bientôt lieu, une équipe du CNRS a élaboré une surprenante base de données. Comme le révèle Le Figaro, celle-ci fonctionne comme un moteur de recherche classique et recense les indemnités versées aux propriétaires d’esclaves après l’abolition.

En quelques clics, l’internaute peut avoir accès à des informations biographiques au sujet des personnes qui possédaient des esclaves, mais aussi les sommes perçues par ces mêmes individus. Pour ce faire, il suffit d’entrer une date (1825 ou 1849) ainsi que le nom d’une ancienne colonie (Guadeloupe, Guyane, Haïti…)

10.000 propriétaires d’esclaves indemnisés

Comme le rappelle le quotidien national, lorsque le décret de l’abolition de l’esclavage a été signé par la France, le 27 avril 1848, la IIe République a pris la décision de verser une compensation aux propriétaires d’esclaves, qui estimaient avoir été spoliés de leurs biens. La somme allouée à cette compensation était variable : entre 72 et 672 francs or par esclave, selon le « prix » sur le « marché local », observe Le Figaro. Au total, près de 10.000 personnes se seraient vu octroyer des indemnisations de la part de l’État, pour un montant total qui s’élevait à 126 millions de francs or. Ce projet, analysent nos confrères, a permis de démentir certains a priori : notamment le fait que tous les propriétaires d’esclaves n’étaient pas riches, mais également, que certains d’entre eux étaient noirs ou métis (comme 30% des propriétaires en Martinique, par exemple). Aussi, les femmes pouvaient elles aussi posséder des esclaves

Un virage idéologique ?

Enfin, ce moteur de recherche nous apprend que l’esclavage était une forme de capitalisme qui, comme toutes les autres, attirait bon nombre de spéculateurs, désireux de s’enrichir. « Après l’abolition, certains propriétaires sont arrivés de métropole pour racheter à tour de bras des titres de propriété », avec l’intention de tirer un meilleur « prix », lorsque le montant des compensations aurait été établi, confie au Figaro Myriam Cottias, chercheuse au CNRS […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET


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