Lyon (69) : les rodéos sauvages commencent à gangréner le centre-ville

Depuis plusieurs années, des habitants regroupés en collectif alertent les autorités en vain, alors que les accidents se multiplient.

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Par : V.A.

Les rodéos sauvages sont de plus en plus nombreux dans le Rhône, et désormais en plein centre-ville de Lyon. Mais ils sont surtout monnaie courante depuis de nombreuses années dans certains quartiers et plusieurs communes périphériques de la Cité des Gaules, rapporte Le Figaro. Sauf que selon les policiers et des associations de riverains, Lyon est désormais devenue « le terrain de jeu » de dizaines de jeunes avec leurs motos. « Ces comportements, malheureusement habituels dans les quartiers, se métastasent partout tout comme les points de deal. J’ai toujours cru à la mixité sociale induite par la politique de la Ville. Mais malgré tout, en donnant à des familles de certains quartiers la possibilité d’être relogées dans les centres-villes, on n’avait pas imaginé qu’elles emporteraient avec elles la culture des banlieues et leurs camarades délinquants », déplore auprès du Figaro le délégué syndical FO de la police municipale de Lyon, Bertrand Debeaux.

Car les rodéos sauvages sont désormais légion, des jeunes qui circulent sans casque ni plaque d’immatriculation. Roues arrière, dérapages, ils narguent même la municipalité en passant sous les fenêtres de la mairie, indiquent nos confrères. De quoi exaspérer des riverains qui se sont regroupés en collectif. « Cela fait dix ans qu’on essaie de se faire entendre. Rien n’a été fait, et maintenant, ces individus agissent même sur des places piétonnes emblématiques », tonne la présidente du collectif. Elle fustige leur comportement, qui fait office de « jeu ». Et comme les autorités ne les ont pas écoutées, « il est trop tard », ajoute Sarah Bodhuin.

Peines non exécutées

Début mai, quartier La Duchère, un rodéo sauvage avait blessé une passante. Et malgré ces faits à répétition, la préfecture du Rhône reconnaît les limites des interventions policières conditionnées, dit-elle « par le fait de ne pas mettre en danger la vie des passants ou des forces de l’ordre ». Les policiers hésitent en effet à arrêter les rodés par peur de provoquer des suraccidents, mais ils craignent aussi d’être pris à partie.

Reste donc une solution : la répression a posteriori, comme le fait d’indiquer aux fauteurs de troubles qu’ils risquent un an de prison et 15.000 euros d’amende. L’adjoint au maire de Lyon chargé de la sécurité indique par ailleurs à nos confrères qu’une cellule anti-rodéo va être créée. Mais du côté de la police, on remarque très souvent que les individus sont relâchés très rapidement « après leur interpellation ».

  SOURCE : valeursactuelles.com


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