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mercredi 19 mai 2021

« On a perdu trop de collègues, il y a eu trop de blessés » : le témoignage bouleversant d’un policier miraculé

Alors que policiers et gendarmes manifestent aujourd’hui, mercredi 19 mai, à Paris, pour dénoncer les risques qui pèsent sur eux, Le Figaro est allé à la rencontre d’un policier miraculé. En 2015, un criminel libéré de prison lui avait tiré deux balles dans la tête.

« On a perdu trop de collègues, il y a eu trop de blessés » : le témoignage bouleversant d’un policier miraculé

Par : V.A.

Le récit est glaçant, son issue miraculeuse. Yann était brigadier à la BAC de Seine-Saint-Denis. Sa vie a basculé un jour d’octobre 2015, comme il le raconte au Figaro. Ce matin-là, lors d’une patrouille, un appel du central signale un vol à main armée à Saint-Ouen. Yann et ses collègues engagent une course-poursuite avec les voleurs, à plus de 100 km/h. A l’issue de la poursuite, sur les quais de Seine, la voiture de Yann parvient à forcer celle des fuyards à s’arrêter. « Ils restent immobiles dans le véhicule », se souvient le brigadier, alors âgé de 42 ans. Le policier fonce alors en direction de la voiture, dans le but d’interpeller les braqueurs. C’est là que l’un d’entre eux sort de la voiture, dégaine une arme, et tire deux fois en direction du policier. Si la première se loge dans le propre revolver de Yann, le désarmant par la même occasion, la seconde le touche à la tête, traversant sa joue, sa mâchoire et son nez. Sonné, Yann s’effondre. D’un effroyable sang-froid, le braqueur cagoulé se dirige alors vers lui, et pointe une nouvelle fois son arme. « C’est à ce moment-là qu’il me tire une troisième balle au niveau du crâne, pour m’achever. »

Se reconstruire par la parole

Deux balles dans la tête. Pourtant, Yann survit, et se relève. Dès que son état physique le permet, en septembre 2017, l’ancien policier se met à visiter les jeunes recrues, raconter son histoire, alerter sur les risques du métier. Ce besoin de porter un témoignage, de servir d’exemple, c’est aussi ce qui pousse Yann à participer à la manifestation des policiers, ce mercredi 19 mai. « On a perdu trop de collègues, il y a eu trop de blessés », grince Yann. « Le but de tout policier est d’être aux côtés des concitoyens, de les protéger et de rentrer entier chez lui, pas de servir de chair à canon ». Il y a six ans, contre toute attente, les médecins étaient parvenus à sauver Yann. Après deux lourdes opérations et quinze jours de coma, le policier avait été transféré aux Invalides. Après un bref moment de désespoir, dû à de lourdes séquelles, une autre tragédie sort l’ancien policier de sa torpeur. Quelques jours après son arrivée aux Invalides, les rues de Paris sont ravagées par les attentats du 13 novembre. « En voyant affluer aux Invalides une quinzaine de victimes des terrasses et du Bataclan pour faire de la rééducation sur les mêmes plateaux techniques, cela a été l’électrochoc », confie Yann. Son relatif bon état physique, comparé à l’état de santé des blessés du Bataclan, le pousse à redresser la barre. Si lourdement atteint qu’il ait été, c’est bien par le service de ses concitoyens touchés par le djihadisme que le policer s’est relevé. […]

  SOURCE : valeursactuelles.com


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