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vendredi 28 mai 2021

« On représente l’État donc on est pris pour cible » : dans le Nord, les pompiers confient leur exaspération

Alors que les agressions de pompiers ne cessent de se multiplier, plusieurs pompiers du Nord témoignent auprès de BFM Lille de leur exaspération – certains envisagent de raccrocher le casque.

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Par : V.A.

C’est un des symptômes les plus probants de la montée des violences dans le pays. De plus en plus, et partout en France, les pompiers sont victimes d’agressions gratuites. Souvent, les soldats du feu sont même appelés volontairement par leurs agresseurs, qui n’hésitent pas à embraser les poubelles pour attirer les pompiers. Dans le Nord, les pompiers ont fait part à BFM Lille, jeudi 27 mai, de l’ampleur du phénomène. « On représente l’État donc on est pris pour cible pour ça principalement », grince un pompier lillois. Et face à l’explosion des attaques, le moral et la santé des pompiers faiblissent. « Il y a des conséquences derrière sur la vie privée, sur le sommeil. On se pose beaucoup de questions. Est-ce que demain je remonte dans l’ambulance ? Est-ce que je vais être sécurisé ? Est-ce que ça va encore m’arriver ? », s’inquiète un pompier sous couvert d’anonymat.

Près de 100 agressions en six mois

Selon BFM Lille, 92 agressions de pompiers auraient déjà été recensées dans le seul département du Nord… depuis début 2021, soit moins de six mois. Un exemple, parmi de nombreux autres : le 17 mars, trois pompiers interviennent à proximité de la mairie de Roubaix. Ils sont alors pris à partie par de nombreux individus agressifs, et essuient plusieurs coups. « On était que trois. Autour de nous, il y avait une quinzaine d’individus, plus la personne qu’on maîtrisait au sol », se souvient un pompier – visiblement marqué. Lui et ses collègues ont notamment été la cible de coups de poing et de coups de tête. Ce jour-là, contrairement à l’habitude, la police n’était pas là pour les protéger, puisque déjà mobilisée sur une autre opération. « Dans ces moments-là, les minutes nous paraissent longues. On s’imagine beaucoup de choses ». Le danger qui pèse sur les épaules de ceux qui devraient passer leur vie à sauver est tel que plus d’une quinzaine de pompiers de la région ont déjà demander à quitter leur caserne.

  SOURCE : valeursactuelles.com


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