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samedi 29 mai 2021

Policière agressée près de Nantes : L’assaillant a séquestré une femme et tenté de tuer plusieurs personnes

L’agresseur, qui a été tué à la suite d’un échange de coups de feu, souffrait de « graves problèmes psychiatriques ». La qualification terroriste n’a pas été retenue, pour le moment

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Par : Frédéric Brenon / 20minutes.fr

  1. Un individu a agressé, ce vendredi, des policiers municipaux puis des gendarmes à la Chapelle-sur-Erdre, en banlieue nord de Nantes.
  2. Une policière municipale est grièvement blessée à la jambe. Deux gendarmes sont également blessés plus légèrement.
  3. L’individu est décédé de ses blessures consécutives à un échange de coups de feu avec les gendarmes.

Le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, a tenu une conférence de presse ce vendredi soir au sujet de l'attaque d'une policière municipale à La Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes, par un homme radicalisé. L’individu est décédé de ses blessures consécutives à un échange de coups de feu avec les gendarmes. Le point sur les derniers éléments de l’enquête.

Un policier sauvé par son gilet

Pierre Sennès a révélé que l’agresseur, qui avait fait irruption vers 10h15 dans les locaux de la police municipale de la Chapelle-sur-Erdre, a d’abord porté plusieurs coups de couteau à une policière municipale. Puis il a menacé deux collègues avec son couteau et une arme de service qu’il est parvenu à subtiliser. En sortant de la police municipale, il est tombé nez à nez avec un autre policier municipal et lui a alors asséné un coup de couteau à la poitrine. Mais « la lame s’est cassée contre le gilet pare-balles ».

Une femme séquestrée et des tirs depuis le balcon

On apprend ce vendredi soir que l’individu, au cours de sa fuite, s’est réfugié dans un petit immeuble et a pénétré dans un appartement. Son occupante, une jeune femme, a ensuite été « séquestrée pendant une durée de 2h30 ». Vers 13h10, l’assaillant s’est positionné sur le balcon de l’appartement et a tiré à deux reprises en direction de la gendarmerie située à proximité.

Deux gendarmes blessés

Après avoir quitté l’immeuble où il s’était réfugié, l’agresseur s’est dirigé vers un champ, près de la gendarmerie de la Chapelle-sur-Erdre. Il s’est approché de deux militaires et a tiré trois ou quatre fois dans leur direction. Les gendarmes ont riposté et deux d’entre eux ont été blessés, au niveau du genou et du cou. L’assaillant, lui, a été mortellement touché à l’abdomen. Les services de secours n’ont pas réussi à le maintenir en vie.

Un suivi socio-judiciaire « satisfaisant »

Le procureur de la République a confirmé ce vendredi soir que l’assaillant était sorti de prison le 22 mars dernier, à « échéance normale de sa peine ». Sa radicalisation avait été signalée en 2016 lors de sa détention et il « présentait de toute évidence de graves problèmes psychiatriques ». Il faisait l’objet d’un suivi socio-judiciaire avec injonctions de soins. C’est grâce à ce suivi que le suspect avait trouvé un appartement à La Chapelle-sur-Erdre. « Il participait activement au suivi socio-judiciaire, il collaborait aux obligations prescrites, il suivait scrupuleusement les soins qui lui étaient imposés » relève Pierre Sennès pour qui ce « suivi post-peine paraît tout à fait satisfaisant ».

Pas de qualification terroriste, pour le moment

Une enquête pour « tentatives de meurtre et séquestration » a été ouverte. Mais la question de savoir « si les faits criminels sont susceptibles de recevoir une qualification pénale en lien avec le terroriste et si, par voie de conséquence, le parquet antiterroriste de Paris doit être saisi » n’a « pas été tranchée » à ce stade de l’enquête. Ce vendredi soir, « après une première analyse commune », il a été décidé que « le parquet de Nantes continue à diriger l’enquête ». Mais cette situation « pourra évoluer en fonction des éléments nouveaux qui pourront être apportés », a encore fait savoir le procureur de la République.

Il manque pour le moment la déposition de la policière municipale attaquée ou celle de la jeune femme séquestrée à son domicile. Il manque aussi l’analyse du matériel informatique de l’assaillant. Cette attaque intervient un peu plus d’un mois après celle de Rambouillet (Yvelines), au cours de laquelle une fonctionnaire de police a été tuée au couteau à la gorge par un homme, abattu par balles par un policier, au sein du commissariat.

  SOURCE : 20minutes.fr


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