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samedi 1 mai 2021

Stéphanie Monfermé, visage martyr des forces de l’ordre

Victime de l'islamisme, Stéphanie Monfermé témoigne de la terrible réalité à laquelle font face les forces de l'ordre. Une histoire tragique qui ne demeure pas un cas isolé.

Stéphanie Monfermé, visage martyr des forces de l’ordre

Par : Charlotte d'Ornellas / V.A.

Quelques heures après la mort de Stéphanie, égorgée dans le commissariat de Rambouillet par un islamiste, ses collègues essuyaient des tirs de mortier d’artifice dans la ville voisine de Trappes, pour la deuxième soirée consécutive. L’émotion n’a pas non plus étouffé certains habitants de la commune d’Échirolles (Isère), qui placardaient le lendemain les photos de trois policiers avec la mention “morts ou vifs”. Que dire de ces jeunes qui ont ciblé un policier de Provins qui rentrait chez lui, en civil et dans sa voiture personnelle détruite au mortier d’artifice le lendemain de l’attentat ? Ou encore de ceux qui ont déclenché les hostilités contre les forces de l’ordre dans le quartier fréjusien de La Gabelle, la même nuit, parce qu’ils avaient entrepris de scier une caméra de surveillance ?

La France a presque oublié les noms de Xavier Jugelé, de Clarissa Jean-Philippe, d’Arnaud Beltrame, d’Ahmed Merabet, de Damien Ernest, d’Anthony Lancelot, de Brice Le Mescam, d’Aurélia Trifiro, de Jean-Baptiste Salvaing ou de Jessica Schneider… tous engagés dans les forces de l’ordre, tous assassinés par des terroristes islamistes. Qui se souvient de ces policiers agressés à Viry-Châtillon, dans leur voiture incendiée sur le quai de Valmy ou massacrés à la sortie de leur voiture à Herblay ? La France ne connaît même pas les noms de tous leurs collègues blessés, parfois gravement, dans l’exercice de leurs fonctions. « Quand nous ne sommes pas directement agressés, de plus en plus souvent, c’est une partie de la classe politique qui nous met en cause systématiquement », commente un jeune policier déjà dégoûté par ses quelques années de service. Un de ses collègues enchaîne : « Se faire du flic ne coûte pas grand-chose, l’émotion semble réelle à chaque attentat mais l’amnésie est quasi immédiate. »

Au bout du rouleau, ces policiers épuisés ne tiennent que par le tréfonds de leur vocation

Au bout du rouleau, ces policiers épuisés ne tiennent que par le tréfonds de leur vocation : protéger la société, et permettre que justice soit rendue aux victimes de la délinquance. Ces dernières saluent régulièrement le travail des enquêteurs, discrètement, par l’intimité d’un e-mail, d’un mot ou d’un coup de téléphone. « C’est bien la seule chose qui alimente une motivation déclinante », assume un commissaire de banlieue parisienne. Et de prévenir : « Notre travail est rendu impossible, les attaques physiques ou morales sont incessantes, et les vocations se font rares. Très honnêtement, c’est compréhensible : aucun d’entre nous ne signerait comme il y a dix ou vingt ans. » […]   LIRE L'ARTICLE COMPLET



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