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vendredi 28 mai 2021

Transgenre : aux sources d’un délire sociétal

Promue par les médias et le show-biz, soutenue par l'État et les juridictions internationales, la cause transsexuelle est le nouveau combat progressiste à la mode. Récit d'une inquiétante offensive idéologique.

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Par : Bastien Lejeune / V.A.

Sur l’affiche marquée des logos République française et Santé publique France, la vieille dame étreint une jeune fille avec un sourire comblé. En grosses lettres blanches, cette grand-mère interpelle le lecteur : « Oui, ma petite-fille est trans. » Elle n’en dit pas plus, c’est sous-entendu : ma petite-fille est trans, et alors ? Ce 17 mai, Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la trans-phobie, le gouvernement est mobilisé pour scander le slogan creux de cette campagne publique de “sensibilisation”, placardée dans les gares, les stations de métro et sur les Abribus : “Face à l’intolérance, à nous de faire la différence”. Emmanuel Macron lui-même « porte ce message haut et fort », suivi par le volontariste ministre de la Santé, Olivier Véran, qui dresse une feuille de route : « Améliorer les parcours de transition, supprimer la discrimination dans l’accès à la PMA, interdire les thérapies de conversion : avançons ! » La ministre déléguée Élisabeth Moreno est fière d’œuvrer pour « une société plus inclusive et plus protectrice », notamment grâce au « Plan national d’actions pour l’égalité des droits, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ 2020-2023 ».

Depuis la légalisation du mariage homosexuel, en 2013 pour la France, la lutte contre la transphobie, ou plutôt la promotion de la transsexualité, est au cœur de l’ agenda LGBT. Le zèle gouvernemental s’explique par la volonté de ne pas passer à côté de la nouvelle cause progressiste par excellence, dont les médias sont depuis plusieurs années déjà les premiers militants. En janvier 2017, France 5 diffusait le documentaire Devenir il ou elle, « un récit qui brise les tabous » selon les Inrockuptibles. Quelques mois plus tard, c’était M6 avec Être fille ou garçon, le dilemme des transgenres , qui s’ouvrait ainsi : « Naître dans un corps de fille mais se sentir garçon, ou l’inverse, c’est ce que vivent les personnes que vous allez rencontrer ce soir. »

Les documentaires sur le sujet s’enchaînent à la télévision. Fin novembre 2020, Petite Fille racontait sur Arte l’histoire de Sasha, 7 ans, « née dans un corps de garçon », et les difficultés de la famille à faire accepter cela à l’école. Un « bouleversant fi lm d’amour », d’après Télérama. Le 28 février dernier, TF1 diffusait encore un documentaire sur « le combat des enfants transgenres » et sur TMC, le présentateur de Quotidien, Yann Barthès, recevait à l’automne Lilie, une “fillette” de 8 ans, qui racontait sa récente transformation. On ne compte plus les articles de presse et les reportages télé racontant les parcours d’individus – parfois très jeunes (lire page 28) – ayant décidé de changer de sexe, et les « discriminations » subies par ces derniers au cours de leur « transition ». La plate-forme de vidéo en streaming Netflix est l’un des vecteurs les plus puissants de la diffusion de ces idées, avec ses nombreux films et séries produits spécialement pour sa catégorie LGBT.

Le phénomène transgenre est devenu, au moins politiquement et médiatiquement, un fait de société. Pour le comprendre, il faut remonter à sa source intellectuelle, la “théorie du genre” développée principalement par la philosophe américaine Judith Butler. Dans les années 1970, cette professeur à l’université de Berkeley, en Californie, explique qu’il faut distinguer les notions de sexe et de genre. Le premier (homme ou femme) se réfère à nos chromosomes et nos organes génitaux, quand le second (masculin ou féminin) ne serait qu’une construction sociale.

Butler est influencée par les penseurs de la French Theory comme Jacques Derrida, Michel Foucault et, bien sûr, Simone de Beauvoir, dont la célèbre formule du Deuxième Sexe contenait les prémices de la théorie du genre et du transsexualisme. « On ne naît pas femme, on le devient », écrivait- elle, mais puis-qu’on ne naît pas femme, pourquoi le deviendrait-on ? La question était ainsi formulée, il y a quelques années déjà, par la philosophe Bérénice Levet : « J’entendais montrer comment le genre poussait à son terme ultime la logique de la thèse de Beauvoir, explique aujourd’hui l’essayiste. Les théoriciens du genre lui reprochaient d’être demeurée comme en retrait sur sa propre intuition, sauf que, et à sa décharge, pour Beauvoir il s’agissait d’abord de ne pas transformer l’anatomie en un destin, mais pas encore de soustraire entièrement l’individu au donné biologique ou anatomique – ce que le genre accomplit. »

“Le ‘ressenti’, seule mesure de notre identité sexuée”

Selon ses théoriciens, le genre d’un individu ne devrait donc pas être défini par sa nature sexuelle mais bien par sa volonté individuelle. Le masculin et le féminin ne seraient qu’une invention des hommes pour légitimer leur domination sur les femmes et les autres minorités sexuelles. Pour se libérer de cette oppression, il conviendrait donc de « déconstruire » ces normes en refusant les stéréotypes et en se mettant à l’écoute de son ressenti profond, pour éventuellement se détacher du sexe que la société nous aurait arbitrairement « assigné » à la naissance. « Le “ressenti” étant la seule mesure de notre identité sexuée, en dehors de tout étayage anatomique ou biologique, il appartient à l’individu de décider, de choisir son identité d’homme, de femme ou ni l’un ni l’autre, ou les deux alternativement et au […]

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