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vendredi 11 juin 2021

“Arabe de service, c’est la place de Linda Kebbab” : Taha Bouhafs récidive

Alors qu’il est poursuivi pour “injure publique” par Linda Kebbab, le journaliste et militant a réitéré ses propos.

Image/photo

Par : V.A.


Il aura attendu le lendemain de son audience pour écrire de nouveau ces mots. Taha Bouhafs est en plein procès pour « injure publique » à l’encontre de la syndicaliste policière, Linda Kebbab. Une amende de 1 500 euros a été requise contre lui par le procureur de la République, mercredi 9 juin. Pourtant, le journaliste et militant persiste et signe. Il a répliqué au post de Nicolas Dupont-Aignan. Le président de Debout la France a réagi à la peine requise pour Taha Bouhafs : « Juste retour de bâton pour cette gauche raci(ali)ste qui assigne les gens à leur couleur de peau », rappelant que « ce dangereux militant avait traité la policière Linda Kebbab d’’arabe de service’ ». Selon Nicolas Dupont-Aignan, « les vrais racistes se révèlent ».

« Le seul candidat qui appelait à voter Marine le Pen au second tour des présidentielles soutient Kebbab », a renchéri Taha Bouhafs sur Twitter. Il a développé : « Ça démontre exactement ce qu’on disait à l’audience. «ADS» (Arabe de service, ndlr) c’est la place de Linda Kebbab dans le champ politique. Que l’on peut observer à l’aune des soutiens qu’elle reçoit. » D’après le militant, cette « place » serait « définie par le discours et les positions » de la policière. Il a ensuite nuancé : « Elle est totalement libre et elle a le choix de dénoncer le racisme de l’institution policière », avant d’asséner « mais elle ne le fait pas ». Taha Bouhafs a finalement émis son constat, toujours sur son compte Twitter : « Sa position dans le champ médiatique et politique, ce n’est pas du racisme, ce n’est pas l’assigner, ce n’est pas l’essentialiser, au contraire, c’est la caractériser dans sa singularité. »

Une « logique de fracturation de la société »

Pour rappel, en juin 2020, le journaliste et militant avait qualifié la syndicaliste policière Linda Kebbab d’« arabe de service » dans un post Twitter en référence aux origines de la policière. Lors de son procès, il avait assuré que ses propos étaient « une formule qui consiste à désigner une posture politique ». Une injure dont Linda Kebbab s’est néanmoins dite « souillée, assignée », lors de l’audience au tribunal judiciaire de Paris. Son avocat, Me Thibault de Montbrial, a même jugé que le « militantisme actif » de Taha Bouhafs participait à une « logique de fracturation de la société ».

  SOURCE : valeursactuelles.com


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