« Au moins, cette fois, ils auront tenu une demi-journée » : Thierry Mariani moque le retrait de la liste de gauche en Paca - docjeanno.fr ® Revue de presse

Breaking

Haut Pub [google]


Les logiciels bloqueurs de pub tuent le Web et les sites indépendants !


mardi 22 juin 2021

« Au moins, cette fois, ils auront tenu une demi-journée » : Thierry Mariani moque le retrait de la liste de gauche en Paca

Au lendemain du premier tour des élections régionales, Thierry Mariani (RN) est reparti en campagne, lundi 21 juin, dans le Var. Il y a pris le temps de revenir sur les résultats de la veille, et commenter les tergiversations de la gauche en vue du second tour.

Image/photo

Par : V.A.

Thierry Mariani a légèrement déçu, mais s’impose quand même en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Souvent crédité de 40% à 43% des voix par les instituts de sondage, il est finalement arrivé en tête au premier tour des élections régionales, obtenant 36% des sondages exprimés. Son concurrent direct, Renaud Muselier, soutenu par Les Républicains et LREM, est légèrement distancé et atteint 33%. Or, durant toute la journée de lundi, 21 juin, la question du maintien du troisième larron, Jean-Laurent Felizia (PS/PCF/EELV) s’est posé. Le principal intéressé voulait poursuivre sa lutte, il en a finalement été dissuadé par l’ensemble des directions des partis qui le soutenaient. Une mauvaise nouvelle pour Thierry Mariani, qu’une triangulaire arrangerait plus qu’un duel face à Renaud Muselier, mais que le candidat du Rassemblement national a préféré prendre à la légère, raconte Nice Matin. En déplacement à Toulon (Var), ce lundi après-midi, l’ancien député LR (UMP, à l’époque) s’est moqué de son désormais ex-adversaire : « Au moins, cette fois, ils auront tenu une demie journée ».

Front républicain, épisode 2

Le tacle de Thierry Mariani fait référence aux précédentes élections régionales en Paca. En 2015, c’est Christophe Castaner, alors député socialiste des Alpes-de-Haute-Provence, menait la liste de gauche, et avait atteint 16,5%. Face à lui, Marion Maréchal, pour le compte du Front national, obtenait plus de 40% des voix. Dès le soir du premier tour, et sur consigne de sa direction, Christophe Castaner avait donc retiré sa liste pour « faire barrage à la haine », permettant à Christian Estrosi de remporter la région – Renaud Muselier l’ayant ensuite remplacé en 2017. En 2015, donc, le geste héroïque de Christophe Castaner avait permis d’empêcher au FN de remporter une première région. En conséquence, cependant, il avait purement et simplement rayé la gauche de la carte politique locale – la liste PS étant retirée, pas un seul élu de gauche ne pouvait faire son entrée au Conseil régional. C’est précisément ce que voulait éviter Jean-Laurent Felizia, en annonçant hier qu’il maintenait sa liste. Finalement, les pressions nationales auront eu raison de sa détermination.


Bas Pub