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mercredi 30 juin 2021

Cancel culture : comment un groupe de petits censeurs a tenté de faire taire Hubert Védrine

Après avoir défendu la politique de la France au Rwanda dans la revue Éléments, l’ancien ministre des Affaires étrangères a été la cible de petits censeurs exigeants sa mise en retrait de la présidence des Rencontres de la photographie d'Arles.

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Par : Victor-Isaac Anne / valeursactuelles.com


Honni soit qui mal y pense. La gauche “morale” ne goûte guère la contradiction, a fortiori quand elle émane d’une personnalité marquée à gauche. On se souvient de l’appel au boycott de la 17e édition des Rendez-vous de l’histoire de Blois, en 2014, à l’initiative de deux grands humanistes, le sociologue Geoffroy de Lagasnerie et l’écrivain Edouard Louis, en raison de la présence du philosophe Marcel Gauchet, « un militant de la réaction » (sic).

Cette année, c’est autour de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, d’être la cible de basses attaques dont une partie de la gauche a le secret. Ainsi d’une tribune publiée dans Libération le 19 juin demandant son retrait de la présidence des Rencontres de la photographie d’Arles.

Ses signataires, parmi lesquels les journalistes Fabrice Arfi (Mediapart) et Frédéric Martel (France culture), l’avocat William Bourdon, mais également l’historien Patrick de Saint-Exupéry et l’éditeur Laurent Beccaria, tous deux déjà condamnés pour diffamation envers des officiers français de l’opération Turquoise (opération militaire organisée par la France pendant le génocide des Tutsi au Rwanda), estiment que l’ancien secrétaire général de l’Élysée s’est « disqualifié », « après ses propos tenus sur le génocide des Tutsis au Rwanda dans la revue d’extrême droite “Éléments” ». Cette sortie – sur laquelle nous reviendrons – constituant, selon eux, un obstacle à la poursuite « d’un dialogue serein avec le continent africain ». Rien que cela. Et d’invoquer « la mémoire des victimes du génocide des Tutsis du Rwanda » pour donner davantage de poids à leur doléance.


À la lecture de cette tribune, le lecteur mal avisé a tôt fait de se figurer des propos d’une extrême gravité, dont la teneur justifierait une saine indignation. Vérifions. À l’occasion de la parution de son Dictionnaire amoureux de la géopolitique (Plon / Fayard), l’ancien conseiller diplomatique du président François Mitterrand a accordé un entretien fleuve à la revue Éléments, publication phare de la Nouvelle Droite.

Délit d’opinion

Interrogé sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, qui continue de faire l’objet de vives controverses, l’ancien secrétaire général de l’Élysée, en poste à cette époque, récuse toute idée de « responsabilité française » dans ce drame : « Je pense sincèrement que les accusations contre la France au Rwanda sont une des plus grandes fake news lancées contre notre pays depuis les intox de la guerre froide. »

Et de dénoncer le rôle, bien réel celui-ci, d’une partie du monde médiatique et intellectuel, de gauche singulièrement, qui propage cette mystification : « La couverture médiatique sur le Rwanda est biaisée […]. Le Rwanda est devenu le prétexte pour tous les gauchistes de la place de Paris de régler leurs comptes avec François Mitterrand, la République, la France comme puissance […]. Ce débat empoisonné est un bon révélateur du degré de masochisme atteint dans notre pays. Si les journaux étaient tenus comme autrefois, ça ne durerait pas une minute. »

Il n’en fallait pas davantage à la « place de Paris » pour pousser les hauts cris. À commencer […]    [La suite est réservée aux abonnés.]

  SOURCE : valeursactuelles.com


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