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mercredi 2 juin 2021

“C’est à moi de vous couper la tête. Il y aura un État islamique en France” : un djihadiste français menace de mort des magistrats

L’homme qui purgeait déjà une peine pour “association de malfaiteurs terroriste”, était de nouveau jugé mardi 1er juin pour “apologie du terrorisme”.

Image/photo

Par : V.A.

L’affaire est aussi inquiétante que singulière. Comme le raconte l’Obs, un djihadiste français a menacé de mort des magistrats pendant des mois alors qu’il était déjà incarcéré pour « association de malfaiteurs terroriste ». Arrêté la première fois en 2018 alors qu’il tente de se rendre en Syrie, les enquêteurs découvrent un homme radicalisé et au comportement très violent. Très vite, selon nos confrères, il est incarcéré et s’en prend à des premiers magistrats alors qu’il veut donner de l’argent à des associations controversées telles que BarakaCity et le Secours islamique. Ses demandes lui étant refusées, il écrit plusieurs courriers menaçants : « Je vous écris afin de vous mettre en garde, de ne pas briser des vies innocentes. Craignez Allah car il est dur en punition », écrit-il la première fois avant de revenir à la charge et de proférer des menaces de mort : « Je me dois de vous menacer de mort face à ce comportement immonde. »

Mais ses tentatives d’intimidation vont encore plus loin au cours de deux jugements en 2020. En juin d’abord, il écrit de nouveau un courrier à des magistrates et les offense en les qualifiant de « salopes » qui « ne veulent pas la vérité ». En jugement en appel en novembre, il dépasse les limites et fait l’apologie du terrorisme : « Je veux bien qu’on parle des faits, mais c’est à moi de vous juger. C’est à moi de vous couper la tête. Il y aura un État islamique en France. C’est vous qui allez payer ! ».


Les magistrats inquiets

Finalement condamné à dix ans de prison, il dit regretter le jugement, mais refuse d’être condamné par des magistrats français : « Je rejette le jugement. Je serai jugé par Allah. C’est vous, les criminels ! C’est l’État français, les criminels ! Vous serez jugés ! ». De nouveau jugé en février dernier quant à ces faits « d’apologie du terrorisme », outrages et menaces envers des juges, le djihadiste français est condamné à trois ans de prison ferme supplémentaire. Selon l’Obs, le chef du pôle des juges d’instruction antiterroriste de Paris, qui avait été visé, a dénoncé la « banalité de la menace djihadiste sur l’institution et ceux qui la servent ».

Les magistrats pointent du doigt les risques liés aux dossiers de terrorisme et la récurrence des menaces de mort. Lors d’une autre affaire à laquelle nos confrères ont eu accès, un islamiste avait réussi à introduire dans le cabinet d’un juge d’instruction une lame de rasoir de 3,8 centimètres. Pour sa défense il avait prétexté qu’il ne voulait pas s’évader et que l’objet avait été retrouvé sur lui « par hasard ». Sauf que lors d’écoutes téléphoniques, il aurait proféré : « Que c’est laid, le tribunal ! Ils font les beaux. Moi, je serai arrivé. Et je défouraille. J’en aurais fait de l’Emmental français ». Une pression sur les magistrats qui serait constante, selon l’Obs, certains devant être placés parfois sous haute protection.

  SOURCE : valeursactuelles.com


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