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lundi 21 juin 2021

[Gilles-William Goldnadel] Quand Le Monde glorifie une Palestinienne qui glorifie une tueuse d’enfants et autres fakes infects

Quand il ne fait pas dans la propagande anti-israélienne, le journal de gauche aime à relativiser les pires extrémistes islamistes au Proche-Orient, dénonce notre chroniqueur Gilles-William Goldnadel.

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Par : Gilles-William Goldnadel / valeursactuelles.com


J’ai beau ne plus lire Le Monde qu’avec des pincettes aseptisées, spécialement s’agissant de la question d’Orient, un article diffusé sur un blog hébergé par le quotidien désormais résolument islamo-gauchiste tendance woke aura battu tous les records en matière de désinformation. À telle enseigne que j’ai décidé de publier un retweet, assorti d’un avertissement, durant un an.

Le chapeau de l’article du 13 juin commis par un Jean-Pierre Filiu, tellement acquis à la cause palestinienne qu’il est l’auteur d’une chanson à la gloire de Gaza, est un tract à lui tout seul : « Mouna et Mohamed Al Kurd, des jumeaux de Jérusalem-est, sont devenus, par leur campagne sur les réseaux sociaux, les nouveaux symboles de la lutte palestinienne contre la dépossession. »

Retraite venue, lorsque j’en aurai le temps, je consacrerai un fascicule de compilation des titres du Monde de ces 50 dernières années pour illustrer ses articles sur la question. Tous sont à eux seuls des morceaux mûrement choisis de propagande anti-israélienne.

Retour sur l’article célébrant cette campagne des jumeaux sur les réseaux sociaux qui serait un modèle de modernité. Il n’a pas fallu longtemps à l’organisme de lutte contre la désinformation Info-équitable pour la démonter : le 6 juin, en effet, la jumelle Mona arborait sur Facebook le portrait de Dalal Mughrabi. Qui est cette héroïne ? Une terroriste palestinienne qui, en 1978, assassina 38 civils israéliens dont 13 enfants (cf Wikipédia).

Voilà les jumeaux que Le Monde célèbre. Celui-ci, en dépit des multiples protestations d’internautes, reste mutique. J’ai cru devoir écrire que Le Monde avait sombré ici corps et âme dans l’infâme. Mais que l’on ne croit surtout pas qu’il s’agisse du seul fake de la semaine sur le conflit qui rend fou.

C’est ainsi, par exemple, que Benjamin Barthe, ancien correspondant en Israël et responsable au desk Proche-Orient du journal vespéral, a prétendu dans un article du 17 juin consacré au Liban que le Hezbollah « était considéré par les États-Unis comme une organisation terroriste ». Il s’agit évidemment d’un mensonge pudique et réducteur puisque de nombreux autres pays, y compris l’Europe, la France et l’Allemagne classent également ainsi le mouvement islamiste.

Mais tout comme le Hamas constamment épargné, une organisation orientale qui déteste un État-nation occidental ne peut pas être tout à fait haïssable. Ayant fait remarquer publiquement à M. Barthe sa contrevérité destinée à épargner, celui-ci, lui aussi, a préféré regarder ailleurs.

Autre mensonge mondain constaté cette semaine. Le Monde titre le 16 juin : « Premiers échanges de tirs entre Israël et le Hamas depuis la trêve à Gaza. » Il s’agissait en fait d’un nouveau titre mensonger. Le titre correct eût été : « Israël riposte après un lancer de ballons incendiaires par le Hamas. » L’article le reconnaissait, mais pas question de blesser le terrorisme islamiste par l’expression tranchante de la dure vérité. Mieux vaut renvoyer dos à dos coupable et agressé.

Enfin, dans un registre voisin, Le Monde considère le nouveau président de la République islamique d’Iran, Ebrahim Raisi, comme un « ultraconservateur ». L’homme est surnommé par les dissidents iraniens « le boucher de Téhéran ». Ancien procureur, il est responsable de dizaines de milliers d’assassinats extrajudiciaires, notamment du mouvement d’opposition Moudjahidine du peuple iranien. Il est sur la liste noire des États-Unis comme sur celle d’Amnesty International.

Le Monde a l’habitude de placer les politiciens occidentaux ou israéliens à l’extrême droite de l’échiquier avec beaucoup de dextérité. Mais un extrémiste islamo-nationaliste oriental ne saurait être que conservateur. On pourrait trouver cette posture sinistre.

  SOURCE : Gilles-William Goldnadel / valeursactuelles.com


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