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samedi 19 juin 2021

“Ils sont des victimes” : 120 personnalités appellent à rapatrier les enfants de djihadistes détenus en Syrie

Dans une tribune relayée par Le Monde, des artistes, magistrats et universitaires exhortent la France à “rapatrier immédiatement” les enfants des femmes françaises djihadistes retenues en Syrie.

Image/photo

Par : V.A.

« Ces enfants sont innocents. » Voici le nouveau combat d’une centaine de personnalités issues majoritairement du monde de la culture et universitaire. Dans une tribune relayée par Le Monde vendredi 18 juin, les signataires réclament à la France de « rapatrier immédiatement » les enfants de femmes parties faire le djihad, et maintenant détenues dans des camps en Syrie. Des conditions de rétention où ces enfants « périssent à petit feu » selon ces artistes – parmi lesquels les actrices Audrey Fleurot et Sandrine Bonnaire, les metteurs en scène Ariane Mnouchkine et Jean-Michel Ribes, l’écrivaine Marie Despleschin ou encore les réalisateurs Claude Lelouch, Costa Gavras et Robert Guediguian. « Ils n’ont pas choisi de partir en Syrie ni de naître en zone de guerre ou dans ces camps. » D’après eux, ces enfants seraient même « des victimes que la France abandonne en leur faisant payer le choix de leurs parents », relate la tribune publiée dans Le Monde.

Contre un rapatriement « sans leurs mères »

Près de 200 enfants et 80 femmes, qui avaient rejoint l’Etat islamique, sont détenues dans des camps gérés par les forces kurdes, rappelle Le Figaro vendredi 18 juin. La France, qui délivre l’autorisation de rapatriements « au cas par cas », agit essentiellement pour des enfants orphelins, estimant que les adultes « devraient être jugés sur place », en Syrie. « Les rapatrier sans leurs mères, comme le souhaiteraient certains Etats, ne répond pas à l’intérêt supérieur de ces enfants », ont jugé les signataires.

« Laisser périr ces enfants dans ces camps est indigne de notre Etat de droit et contraire à nos engagements internationaux. » Ils porteraient même « les stigmates de leurs blessures et de leurs traumatismes » étant donné qu’ils ne sont « pas scolarisés » et ne reçoivent « aucun soin approprié ». Certains signataires participeront lundi 21 juin à un colloque à ce sujet. Il sera tenu au théâtre du Rond-Point à Paris et organisé par la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et la Ligue des droits de l’Homme (LDH).

  SOURCE : valeursactuelles.com


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