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lundi 21 juin 2021

Immigration : Kamala Harris mise au pied du mur

Placée en première ligne sur la question des migrants, la vice-présidente des États-Unis n'a pas convaincu lors de sa première tournée en Amérique latine. Une première tache sur une image jusqu'alors parfaite.

Image/photo

Par : Antoine Colonna / V.A.

Voilà un voyage qui commence mal. Le 7 juin, Air Force Two, l’avion de la vice-présidente, décolle comme prévu de la base d’Andrews AFB, direction le Guatemala pour la première visite officielle à l’étranger de Kamala Harris depuis le début de son mandat en janvier dernier. Après quelques minutes, le commandant de bord annonce un problème technique qui oblige le Boeing à faire demi-tour. Le temps d’une pause d’une heure et demie pour qu’un nouvel appareil soit affrété et que la vice-présidente rassure : « Je vais bien, on a tous prononcé une petite prière, mais on va bien. »

Un voyage destiné à apporter de la clarté et des solutions à l’épineuse question de l’émigration massive d’Amérique latine vers les États-Unis. Depuis quatre ans, les démocrates étaient très présents dans ce débat. Ils n’ont eu de cesse de critiquer la politique anti-immigration de Donald Trump et le renforcement du mur à la frontière mexicaine. Kamala Harris n’était pas en reste dans les attaques contre la précédente administration, dénonçant encore en 2019 : « Que fait Donald Trump ? Il répète : “Retournez d’où vous venez”, cela ne reflète pas notre Amérique, ni nos valeurs, et cela doit avoir une fin. » Mais voilà qu’aux affaires, les choses ne sont plus aussi évidentes. Il est désormais temps d’expliquer les raisons d’un retournement à 180 degrés. La tournée en Amérique centrale commence presque aussi bien que le vol de départ… L’air théâtral, face caméra, l’icône quasi absolue, qui n’avait de rivale que Michelle Obama, celle qui était la favorite des médias américains et internationaux depuis sa participation au ticket présidentiel démocrate, lâche l’air penaud : « Ne venez pas… Ne venez pas… », avant d’ajouter : « Les États-Unis continueront à appliquer leurs lois et à sécuriser leurs frontières… Si vous venez à notre frontière, vous serez refoulés. » On met pourtant les formes pour ces funérailles en catimini de l’idéologie généreuse de la gauche américaine forcée au réalisme. Dès avril, l’administration Biden avait changé la terminologie précédente. Ainsi on ne dira plus “étranger illégal” mais “non-citoyen sans papiers”. Harris annonce la création d’un groupe de travail conjoint sur la contrebande et la traite des êtres humains. Autres propositions de la vice-présidente : le lancement d’un programme destiné à favoriser les opportunités économiques pour les femmes, ainsi que la mise en place d’un groupe de travail anticorruption ayant la double mission de former les procureurs guatémaltèques et de retracer l’itinéraire de l’argent de la corruption transnationale. Objectifs loin d’être mauvais, puisqu’il s’agit de créer les conditions permettant aux populations de vivre heureuses et en paix chez elles.

En avril aussi, après le changement de politique américaine sur la question migratoire, près de 180 000 demandeurs d’asile s’étaient précipités vers la frontière nord (100 000 en février), vers l’eldorado rendu à nouveau possible par Joe Biden et Kamala Harris. Un record qui provoque le mécontentement de près des deux tiers des Américains, pourtant […]    [La suite est réservée aux abonnés.]

  SOURCE : valeursactuelles.com


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