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jeudi 24 juin 2021

[IMMIGRATION] Trois millions d’euros par mois : l’exorbitant coût des clandestins marocains pour la ville de Ceuta

L’enclave espagnole en terre marocaine, la ville de Ceuta, est depuis des semaines la cible de vagues répétées de clandestins tentant, souvent avec violence, de traverser la frontière. Une situation qui coûte très cher au gouvernement local.

Image/photo

Par : V.A.

La situation devient invivable à Ceuta, enclave espagnole en terre marocaine. Depuis des semaines, la ville est la cible d’arrivées massives de migrants, se comptant parfois en plusieurs milliers. Si les forces de l’ordre et l’armée reconduisent la majorité de ces clandestins de l’autre côté de la frontière, plusieurs milliers d’entre eux sont actuellement hébergés et nourris au sein même de l’enclave. Outre les problèmes d’insécurité posés par ces clandestins arpentant, désœuvrés, les rues de Ceuta, cette situation coûte très cher au gouvernement local. C’est ce qu’a annoncé le chef de son exécutif, Juan Vivas, cité par le média marocain Bladi. Les 3 000 clandestins, dont un millier de mineurs, actuellement hébergés par la ville lui coûterait en effet près de trois millions d’euros par mois. « Une somme insoutenable », assure Juan Vivas, qui supplie Madrid d’intervenir afin d’assurer « la sécurité et la tranquillité » des habitants de Ceuta.

Vers l’intégration à l’espace Schengen ?

Afin de remédier à la tragique situation des Ceutiens, Juan Vivas (membre du Partido Popular, de droite), se fait force de proposition. D’abord, il suggère au gouvernement central de renvoyer à la frontière marocaine l’ensemble des clandestins majeurs, soit environ 2 000 personnes. Une décision qu’il justifie lui-même par les difficiles conditions de vie des migrants hébergés à Ceuta. Par ailleurs, le chef du gouvernement exécutif de Ceuta réclame une entrée de toute urgence de la région autonome dans l’espace Schengen, afin de profiter des forces européennes de défense des frontières (Frontex). La situation désespérée de Ceuta consiste, selon Vivas, en une « opportunité à ne pas gâcher », occasion d’une « décision d’importance historique ». Pour autant, ajoute Bladi, Vivas précise tout de même qu’il entend voir Ceuta garder son « régime économique et fiscal particulier ». Pas folle, la guêpe.


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