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lundi 28 juin 2021

[INTERNATIONAL] Abir Moussi, la Tunisienne qui défie les Frères musulmans

Avocate, héritière de Ben Ali et de Bourguiba, elle est désormais la principale figure de l'opposition. En défiant le parti islamiste Ennahda, la députée du Parti destourien libre renoue avec les idéaux laïques d'une Tunisie plus que jamais divisée.

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Par : Axel Laniez / V.A.

« Nous ne partirons pas tant que nous n’aurons pas libéré la Tunisie de l’influence des Frères [musulmans] », proclame Abir Moussi. Sur la place du Bardo, une poignée de députés appelle au départ du président de l’Assemblée des représentants du peuple, Rached Ghannouchi. La cause ? Les liens de ce dernier avec l’islam politique et plus particulièrement les Frères musulmans, une organisation sulfureuse, interdite ou classée terroriste par plusieurs pays. Qui aurait cru que le pays du Jasmin connaîtrait un retour des mouvements nationalistes ? Alors qu’en 2014, un compromis constitutionnel a été trouvé entre les partis de l’Assemblée des représentants du peuple, celui-ci est désormais caduc. L’arrivée au pouvoir du président conservateur Kaïs Saïed et la domination du Parlement par le parti islamiste Ennahda favorisent la montée d’une autre tradition politique bien connue du peuple tunisien : le bourguibisme. Ce courant étatiste est aujourd’hui incarné par le Parti destourien libre (PDL) dont Abir Moussi est le chef de file. Députée depuis les élections législatives de 2019, l’avocate incarne une alternative laïque, mais aussi perçue comme autoritaire…

Admiratrice de l’ancien président Habib Bourguiba, elle blâme le printemps arabe et la mainmise des Frères musulmans sur la vie politique de son pays. Un engagement politique qui ne date pas d’hier, puisqu’il remonte à 2010. Elle est alors nommée secrétaire générale du parti aujourd’hui dissous de Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratie (RCD). À la suite de la révolution […]    [La suite est réservée aux abonnés.]

  SOURCE : valeursactuelles.com


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