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samedi 26 juin 2021

La France est morte en 1981 avec l’arrivée de François Mitterrand

La France est morte le jour où François Mitterrand accéda au pouvoir, réunissant derrière lui les soixante-huitards attardés et les communistes en déroute, rappelle Philippe Chevallier, humoriste et membre du célèbre duo “Chevallier et Laspalès”.

Image/photo

Par : Philippe Chevallier / V.A.

La France n’est pas morte en 1715, ni en 1815 ou en 1914… Louis XIV, Talleyrand et Clemenceau ont eu des successeurs… La vraie date, la fatidique, celle du coup de grâce, c’est le 10 mai 1981 ! Là, c’est le terminus, tout le monde descend… Plus de retour en arrière possible. Le président florentin a inventé un truc dont même Attila, Ivan le Terrible et Mao n’auraient pas osé rêver : l’autocensure !

Ce n’est pas le peuple qui proteste dans son coin en ruminant sa vengeance… Non, il va là où on lui suggère d’aller… Il obtempère, le crâne bourré, farci des âneries qu’une presse univoque lui inocule à doses quotidiennes dans un paysage médiatique monochrome.

La presse aux ordres de Mai 68

Le journaliste de 1981, tombé en pâmoison devant le guide fraîchement élu, va à la gamelle : il fait partie d’une corporation qui distille une information contrevenant au bon sens et la dignité, héritière directe de Mai 68 et de ses lieutenants, momentanément discréditée par un post-gaullisme tranquille.

Et le 10 mai : c’est le réveil ! Le “Tout-68” accourt pour lécher les basques de ce nouvel ordre que va établir le manipulateur, futur fossoyeur d’un pays qu’il prétend aimer pour mieux le diminuer, le réduire enfin dans une soupe politicienne qui satisfait les oligarques et écrase les nations. La nation ! Longtemps que la notion a fait long feu ! Dissoute dans la problématique européenne et le marigot du mondialisme pour faire avaler plus facilement la pilule aux bons gars et aux bonnes filles : aux “citoyens” comme on dit maintenant, afin de rassurer l’inconscient collectif sur la rémanence du tricolore !

La mort de Franco, le début de la chute

La chute a commencé avec la mort de Franco, en 1975… Son successeur, le jeune et grand Bourbon, à qui on prêtait une âme de dictateur, a ouvert les vannes dès le début, prenant tout le monde à contre-pied ! Libération des prisonniers politiques, déclarations solennelles sur la démocratie et le monde nouveau… En avant les castagnettes !

Vous me direz, c’est l’endroit. Le vieux chef du Parti communiste espagnol est reçu en grande pompe au Palais, où il ne manque pas de baiser la main de Son Altesse royale. C’est la grande réconciliation ! Cette collusion entre la monarchie et le communisme n’est pas nouvelle : l’un et l’autre ont la démocratie en horreur.

Il épate la galerie, le jeune Juan Carlos, et lance sans le savoir ce qu’on a appelé presque immédiatement “la Movida”, qui va donner un coup de jeune à la vieille Europe, pour le meilleur… et le moins bon ! C’est le prélude à l’art de la rue, la couture considérée comme un des beaux-arts, les tags, le rap et bientôt l’horrible branchitude. Les soixante-huitards qui s’étaient endormis réveillent leurs instincts de conquête du pouvoir et récupèrent Carlito pour imposer au paysage culturel français une pensée libertaire qu’ils confondent avec une pensée libre.

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La gauche devient le camp du « bien »

Le Florentin de Jarnac incarnera, par un de ces coups de grisou de l’histoire, le prétendant au fauteuil présidentiel en réunissant une bande de hippies attardés et les plus sectaires universitaires détracteurs du magistère qui obéissent à un seul coup de sifflet : celui de la “gauche” !

La “gôôôche”… Appartenir à ce camp-là est le vade-mecum incontournable pour qui veut avoir sa place au soleil de la gloriole médiatique. En se proclamant de gauche, on se pare des plumes du paon puisqu’on est sensible et généreux… Depuis les caves de Saint-Germain-des-Prés à la Libération où le jazz faisait bon ménage avec l’existentialisme, l’intellectualisme artistique, malgré les coups de boutoir donnés “à la hussarde” par un petit groupe d’écrivains subtils et puissants, est dominé par une tutelle sartrienne qui fait la pluie et le beau temps dans la bourgeoisie germanopratine : paradoxe qui annonce les temps difficiles… Celui qui en 1968 voulait désespérer Billancourt pour aboutir à une révolution sera l’allié des industriels qui ont remplacé les “deux cents familles” de l’avant-guerre !

Du kolkhoze à la bien-pensance

Comme les cocos ont fini par prendre un coup dans l’aile dans les années soixante-dix grâce à Soljenitsyne, puis dans les années quatre-vingt avec le pape polonais, tout en se tirant d’affaire dans le dossier Pol-Pot grâce aux boat people avec lesquels Jean-Paul le bigleux leur a demandé d’embarquer in extremis, le grand manipulateur François a pris le relais du catéchisme nauséeux, devenu obsolète, en remplaçant les terres du kolkhoze par celles… de la bien-pensance !

Autrefois, la pensée “comme il faut” existait comme un bloc identifiable : elle était morale, religieuse et générait ses contradicteurs… Aujourd’hui, elle se contente de réponses toutes faites à des questions préparées d’avance, à l’insu même de ceux qui les posent : on est devenus des chiens de Pavlov ! Amusez-vous à jouer au climato-sceptique dans un dîner en ville : vous serez privé de dessert !

Quarante ans après le 10 mai 1981, ceux qui prédisaient à la Ve République une fin rapide, au lieu de la longue et triste agonie qu’elle nous a donnée en spectacle, pourront savourer ce moment où le dernier avatar de la Mitterrandie, le jeune sorcier Macron, s’est fait gifler au nom de Montjoie Saint-Denis ! Justice immanente : sans doute ! Même le suffrage universel n’autorise pas impunément à usurper la statue du Commandeur.


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