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mercredi 16 juin 2021

La militante identitaire Thaïs d’Escufon devant le tribunal correctionnel pour « incitation à la haine »

La porte-parole de Génération Identitaire, mouvement dissout en mars dernier, est convoquée, mercredi 16 juin, devant le procureur de la République de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), à la suite d’une vidéo enregistrée lors de l’opération Defend Europe dans les Pyrénées.

Image/photo

Par : Nicolas Boutin V.A.

L’opération « Defend Europe » dans les Pyrénées avait provoqué un tollé en janvier dernier. Déclenchant même une procédure en dissolution à l’encontre de Génération identitaire. Le décret sera publié moins de deux mois plus tard. Mais les conséquences judiciaires ne s’arrêtent pas là. Au milieu de la trentaine de militants, Thaïs d’Escufon enregistre depuis le col du Portillon une vidéo revendiquant l’action symbolique.

Un discours qui n’a pas été du goût du procureur de la République de Saint-Gaudens qui poursuit la jeune porte-parole pour « une expression outrageante, un terme de mépris ou une invective, avoir injurié un groupe de personnes à raison de son appartenance ou sa non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion ». Précisément, c’est la conclusion de cette vidéo qui lui est principalement reprochée : « A tous ceux qui veulent nous envahir. Retournez chez vous, l’Europe ne sera jamais votre maison ». Selon le procureur, ces propos « visent les migrants n’appartenant pas à la communauté française ou européenne » et constitueraient alors une « incitation à la haine ».

« Un acharnement politique »

Thaïs d’Escufon se voit donc convoquée devant le tribunal correctionnel de Saint-Gaudens, mercredi 16 juin à 8h30. Si la jeune femme ne s’y rendra pas pour « des raisons personnelles », elle se fera représenter par l’avocat du mouvement, Me Pierre-Vincent Lambert pour dénoncer « un véritable acharnement politique ». Depuis la dissolution, prononcée le 3 mars 2021, déjà trois procédures ont visé des anciens responsables de Génération identitaire. « Nous voyons une multiplication des procédures judiciaires », déplore Thaïs d’Escufon qui note que ce type de procédure « était relativement rare auparavant ». Les identitaires pouvaient même se targuer d’avoir remporté quelques procès, notamment sur l’occupation du chantier de la mosquée de Poitiers en 2012, ou l’opération Defend Europe dans les Alpes en 2018.

« On n’a pourtant pas changé notre discours », nous assure la militante qui voit une stratégie pour « chercher à tout prix à nous faire condamner pour justifier notre dissolution et ajouter des éléments à leur dossier qui est vide ». Le 21 mai dernier, le responsable de la section aixoise, Jérémie Piano était jugé à Aix-en-Provence pour avoir collé des affiches mentionnant : « Immigration, Racaille, Islamisation. Reconquête ». Le procureur a requis cinq mois de prison avec sursis et un stage de citoyenneté pour le prévenu et son comparse. Le verdict est attendu pour le vendredi 18 juin.

Un troisième responsable du mouvement, Clément Martin, a été mis en examen pour « incitation à la haine » après avoir, dans trois tweets, demandé l’expulsion d’un imam franco-algérien qui avait diffusé l’appel au muezzin à Lyon durant le premier confinement. « On a affaire à une justice assez zélée manifestement », dénonce-t-il. Thaïs d’Escufon et 22 de ses camarades seront jugés pour « violences volontaires et séquestration », en novembre prochain, à la suite de l’intrusion du groupe dans les locaux de l’association immigrationniste SOS Méditerranée à Marseille, en octobre 2018.

Une reconversion sur YouTube

« Nous sommes coupables d’avoir voulu défendre son peuple », regrette la porte-parole qui, dans son cas, réfute toute incitation à la haine. « Mes propos s’inscrivent dans le cadre admissible de la liberté d’expression », affirme-t-elle. « J’énonce que des vérités et une opinion partagée par une bonne frange de la population », se défend la jeune femme qui note « une exagération » de ses propos. « Ils ont leur agenda politique, la sécurité des Français est secondaire pour eux », dénonce-t-elle.

Depuis la dissolution du mouvement, qui doit être de nouveau examinée en recours, ce mercredi 16 juin, Thaïs d’Escufon s’est reconvertie sur les réseaux sociaux et a lancé une chaîne YouTube à son nom. Elle tient à « proposer une alternative, un contre-modèle à la jeunesse » face à l’émergence d’une « propagande progressiste et gauchiste », incarnée par les médias « Brut, Kombini et l’ignoble Al-Jazeera ». « Le combat des idées se déroule désormais sur internet », estime-t-elle, voulant proposer des interventions mais aussi des reportages dans le but final de « bâtir une contre-société ». « Ils ne me font pas peur, ça ne m’empêchera jamais de continuer le combat », lance l’influenceuse identitaire.

  SOURCE : valeursactuelles.com


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