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jeudi 17 juin 2021

La section néo-zélandaise du mouvement de Greta Thunberg pour le climat se dissout après s’être auto-accusée de racisme

Le groupe souhaiterait aussi davantage mettre en avant les personnes de couleur dans la lutte pour le climat.

Image/photo

Par : V.A.

Coup de tonnerre. Une partie du mouvement néo-zélandais School Strike 4 Climate s’est dissout, après s’être auto-accusé d’être « un espace raciste et dominé par les blancs ». Selon The Guardian, le mouvement mondial de grève implanté à Auckland a aussi assuré dans une publication Facebook, qu’il avait « évité, ignoré et symbolisé les voix et les revendications du BIPOC (noir, indigène et personne de couleur) ». Le groupe a aussi annoncé qu’il n’organiserait plus de grèves, et s’engagerait plutôt à « rehausser les espaces de justice climatique dirigés par le BIPOC ». C’est d’ailleurs les membres du BIPOC qui les auraient encouragés à opter pour une dissolution. L’organisation avait émergé en 2018, lorsque la désormais célèbre Greta Thunberg s’était fait connaître pour son combat pour le climat et l’écologie. Lors d’une grève mondiale qui s’est déroulée pour dénoncer l’inaction du gouvernement en mars 2019, le School Strike 4 Climate avait été l’un de ceux réunissant le plus de monde, avec plus de 20 000 étudiants manifestant.

« La décolonisation est une tâche énorme »

Malgré son succès, le groupe national s’est souvent heurté à des problèmes de représentativité. Pour tenter de redorer son image, School Strike 4 Climate a par la suite organisé des événements réunissant des personnes de couleur. Selon eux, « les communautés BIPOC sont affectées de manière disproportionnée par le changement climatique, donc la lutte pour la justice climatique devrait être menée par leurs voix et leurs besoins ». « La décolonisation est une tâche énorme, et c’est un appel courageux pour eux de dire qu’ils ont des problèmes avec le racisme, puis de prendre du recul et de dire que la dissolution est la bonne chose à faire », s’est réjoui Anevili, porte-parole d’un groupe de défense climatique des autochtones Te Ara Whatu. Réaction plus sévère de la part de la coordinatrice de Wellington de 350 Pacific Climate Warriors, qui a estimé que cette annonce faisait suite à des problématiques de racisme et ne devait pas être « quelque chose à célébrer ».

  SOURCE : valeursactuelles.com


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