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jeudi 10 juin 2021

Même Barack Obama dénonce « les dangers de la cancel culture »

Lors d’un entretien accordé à la chaîne de télévision américaine CNN, l’ancien président démocrate a dénoncé les excès de la « cancel culture », et s’inquiète contre une idéologie qui ne laisse pas la place au pardon.

Image/photo

Par : V.A.

L’image de Barack Obama, véritable icône du progressisme dans le monde entier, risque d’en prendre un coup. Dans un entretien accordé à CNN, mardi 8 juin, l’ancien président démocrate, premier homme noir à exercer de telles fonctions, s’est assez nettement opposé à la « cancel culture » et au mouvement woke (« éveillé »). Selon lui, résume le pure-player politique The Hill, cette nouvelle culture politique, radicale et intransigeante, « va déjà trop loin » aux Etats-Unis. « Il y a de vrais dangers », estime l’ancien président américain, qui craint que le mouvement ne consiste exclusivement « à condamner des gens à longueur de temps ». Pour appuyer ses propos, Barack Obama invite à la barre ses deux filles, Malia and Sasha. Pourtant toutes deux très progressistes, elles-mêmes reconnaîtraient que « certains dans leur groupe d’amis ou dans les campus américains dépassent les bornes ».

Barack persiste et signe

« On ne peut simplement pas exiger que les gens soient systématiquement dans les clous, et 100% politiquement corrects », continue l’ancien occupant de la Maison Blanche. Ce dernier n’en est pas à sa première charge contre les néo-progressistes américains. En 2019, lors d’une conférence à Chicago, il s’était inquiété d’une « certaine idée de la pureté idéologique » très présente dans les rangs des progressistes. « Le monde est compliqué, il y a des ambiguïtés. Les gens qui font de très bonnes choses ont des défauts », expliquait-il alors. Société américaine encore très chrétienne oblige, Barack Obama citait également « le peu de place laissé au pardon » par les militants les plus acharnés de cette cause. Pour donner le change, le démocrate a bien sûr profité de son entretien pour étriller Donald Trump et le parti républicain, dont il critique « la conception inacceptable de la démocratie ». Pas certain que cette profession de foi parvienne à éviter à l’ancienne icône antiraciste de se faire « cancel » à son tour.

  SOURCE : valeursactuelles.com


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