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samedi 19 juin 2021

Montauban (82) : Expulsés de leur maison, un couple de retraités Montalbanais devient SDF

depuis le 11 juin, ce couple de retraités a été expulsé de la maison qu’ils louaient 637 € depuis plus de 20 ans à Montauban. "Il y a un an et demi, nous avons demandé à notre propriétaire de faire des travaux dans la maison qui est fissurée de partout. Ça n’a pas plus au propriétaire qui a voulu vendre la maison", accuse Pierre-Fernand.

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Par : ladepeche.fr

"On n’a pas d’autres solutions que la rue". Sur la terrasse de leur ancienne habitation, Pierre-Fernand et Maryvonne se désespèrent : depuis le 11 juin, ce couple de retraités a été expulsé de la maison qu’ils louaient 637 € depuis plus de 20 ans à Montauban. "Il y a un an et demi, nous avons demandé à notre propriétaire de faire des travaux dans la maison qui est fissurée de partout. Ça n’a pas plus au propriétaire qui a voulu vendre la maison", accuse Pierre-Fernand. Le couple se met alors à la recherche d’un nouveau logement, en vain : "Après le Covid, tout a été pris d’assaut. Avec nos revenus, c’est un vrai défi. On gagne seulement 1 800 € à deux…" Les services sociaux leur proposent trois autres logements dont un à Montech et l’autre à Albias. Des logements refusés car "mon petit-fils a trouvé du travaille pas loin. Il a été jeté par son père, on ne voulait pas le laisser à la rue. On voulait un logement à Montauban". Des problèmes familiaux plombent également les finances du couple qui passe interdit bancaire.

"Dans deux mois ce sera la bagnole"

La trêve hivernale passée, Pierre-Fernand et Maryvonne reçoivent leur avis d’expulsion. Entre-temps, leur dossier de surendettement est accepté, ce qui empêche que leurs meubles soient saisis pendant deux mois. Une situation ubuesque se crée alors : un huissier vient tous les jours, à 8 h 30, ouvrir la maison au couple et la leur refermer à 17 h. Les retraités dorment tous les soirs chez des amis. Et après les deux mois ? "Ce sera la bagnole", rétorque Pierre-Fernand.

Contacté, le propriétaire de la maison réfute les arguments du couple : "Ces gens sont toujours dans la plainte et la victimisation. Je les ai prévenus il y a trois ans que je voulais vendre. J’ai tout fait dans les règles et dans les temps." Ce dernier attend "depuis un an pour vendre cette maison car je n’ai pas les moyens de faire les travaux. Si j’avais pu éviter l’expulsion, je l’aurais fait. J’ai été très gentil avec ces gens-là qui me doivent encore près de 9 000 € de loyer."

Dos au mur, Pierre-Fernand, aidé par Hervé Ruckebusch de l’association de réinsertion "Vers lavenir" devraient débuter une grève de la faim. À situation désespérée, moyens désespérés.

  SOURCE : ladepeche.fr


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