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jeudi 17 juin 2021

Nantes (44) : Trente-cinq migrants délogés du square Vertais

Trente-cinq sans-abri se sont fait expulser du square Vertais par les forces de l’ordre, ce mercredi 16 juin. Ils s’y étaient installés la veille, après avoir dû quitter le square Halgan, situé devant l’Hôtel de ville.

Image/photo

Par : Presse Océan - Thémïs LAPORTE. / ouest-france.fr

Ils ont dormi à peine une nuit, dans leur campement installé square Vertais, sur l’île de Nantes. Mercredi 12 juin en fin d’après-midi, trente-cinq migrants et des associations d’aide aux sans-abri sont expulsés par les forces de l’ordre. Deux individus sont interpellés, pour défaut de pièce d’identité et de titre de séjour. L’ensemble des personnes ont été verbalisées pour non-respect des règles sanitaires, car les rassemblements sont interdits , indique la police.

Sur le départ, les bénévoles s’énervent. Juliette assure que certaines tentes ont été cassées : Ils détruisent les seules maisons que ces personnes ont. Elle s’agace : Aucun élu n’est venu nous voir. Quelques minutes plus tôt, la Ville assurait que, bien que n’ayant pas compétence dans ce domaine, la mise à l’abri des personnes dans des conditions dignes est une priorité.

Alerter les autorités

C’était, en effet, le but de l’opération : alerter les autorités. La veille, mardi 11 juin, environ 80 sans-abri, principalement des migrants, ont répondu à l’appel de collectifs nantais. Ils ont quitté la rue dans laquelle ils dormaient, ou le squat où ils logeaient, pour se retrouver, sans forcément se connaître. En fin d’après-midi, ils ont occupé le square Halgan, pour ne plus être invisibles et faire valoir le droit au logement.

Sommés de quitter les lieux à la tombée de la nuit, ils sont partis en direction du square Vertais. Certaines familles avec enfants ont alors pu être hébergées par le Samu social.

Solutions à long terme

Ce sont des dispositifs d’urgence, mais il faut des solutions sur le long terme, pense Mathilde Lecomte, de l’Autre Cantine. Une femme arrivant d’Érythrée tente, en anglais, d’expliquer sa situation. Tous les jours j’appelle le 115, on me dit de rappeler le lendemain. Je rappelle, pas de solution, répète-t-elle à plusieurs reprises. À côté d’elle, un homme venu d’Éthiopie il y a un mois décrit exactement le même quotidien.

Pourtant les situations diffèrent, parmi les trente-cinq migrants évacués du campement. Certains ont un titre de séjour, d’autres sont demandeurs d’asile. Et certains ont été déboutés. Hosni Bechir, un Tunisien de 33 ans, a reçu il y a quatre mois une obligation de quitter le territoire français (OQTF) : Je ne comprends pas. Je n’ai jamais fait d’infractions, j’ai travaillé, j’aide des associations ». Quelques heures avant l’évacuation, il était là, sur le campement. Sur une banderole flottante, on pouvait lire : Et toi, tu dors où ?.

  SOURCE : ouest-france.fr


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