Paris : dans le XVIIIe arrondissement, trafiquants et toxicomanes se sont appropriés les parcs et jardins - docjeanno.fr ® Revue de presse

Breaking

Haut Pub [google]


Les logiciels bloqueurs de pub tuent le Web et les sites indépendants !


mardi 1 juin 2021

Paris : dans le XVIIIe arrondissement, trafiquants et toxicomanes se sont appropriés les parcs et jardins

Ces jardins d’ordinaire prisés par les familles sont désormais boudés, dans une ville où les espaces verts sont déjà trop rares.

Image/photo

Par : V.A.

Les parcs et les jardins sont pour de nombreux parents une échappatoire afin de permettre à leurs enfants de se défouler avant de s’enfermer en appartement. Qui plus est dans des grandes villes comme Paris. Mais comme nous le racontent nos confrères du Parisien, mardi 1er juin, certains secteurs de la capitale sont désormais « désertés ». La raison ? La présence de trafiquants et toxicomanes qui se sont appropriés les lieux. Il s’agit en particulier des parcs et jardins de la zone nord-est de la capitale, dans le XVIIIe arrondissement vers Porte de la Chapelle. Toute une zone où ces squares, parfois fraîchement rénovés par la mairie de Paris, sont devenus des repères pour tous ces trafiquants.

Nos confrères prennent l’exemple d’abord du square Louise-de-Marillac, à deux pas du métro La Chapelle, où le trafic de cigarettes est la principale attraction. Des habitants désabusés et parfois apeurés avouent même qu’il est quasiment impossible de le traverser. Les structures de jeux pour les enfants ont été démontées par les trafiquants et leur servent de guet. Même la police, pourtant en patrouille autour, n’intervient pas. Des squares comme celui-ci, ils sont au moins six dans la zone : square de Jessaint (juste à côté), square Alain Bashung de l’autre côté des voies ferrées de la gare du Nord, le jardin Rosa-Luxembourg, les jardins d’Eole ou encore le jardin Françoise-Hélène-Jourdaa. Certains sont même fermés depuis quelques mois après avoir accueilli des mineurs isolés marocains, nous apprennent nos confrères.


Le jardin d’Eole pour soulager Stalingrad

Si ce ne sont pas des trafiquants qui hantent ces espaces verts, ce sont des toxicomanes, parfois seulement « en errance » mais qui effraient la population. Mais celui qui fait parler de lui ces derniers jours, c’est le jardin d’Eole, rue d’Aubervilliers, choisi par l’Etat comme repère pour les addicts du crack afin de « soulager la pression » dans le quartier Stalingrad. De 21 heures à 1 heure du matin, le jardin est ouvert aux consommateurs et surveillé. L’expérimentation ne serait que « temporaire », selon les autorités. Impossible donc de rentrer dedans, ce qui hérisse le poil des riverains qui manifestent chaque semaine.

Guère plus sécurisé : le jardin Rosa-Luxembourg, à côté de la Halle Pajol pourtant très prisée, où des hommes s’installent toute la journée. Là encore, les enfants rechignent à venir, seuls quelques cours de yoga avec des femmes sont organisés le matin. La mairie de Paris dit avoir dépêché des inspecteurs de sécurité de la Ville ainsi que des agents dans certains parcs mais la situation peine à s’améliorer selon les riverains.

  SOURCE : valeursactuelles.com


Bas Pub