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mardi 22 juin 2021

[POLÉMIQUE] À Ruch, le maire refuse de remplacer la plaque où est inscrit « assassiné par les Boches »

Le maire de la commune girondine de Ruch a refusé de retirer la plaque qui commémore l’assassinat d’un instituteur par des soldats allemands.

Image/photo

Par : V.A.

« A la mémoire de Turrier Théo, instituteur assassiné par les Boches le 1er mars 1944 à l’âge de 25 ans ». Voici ce qui fait l’objet d’une polémique depuis quelques jours à Ruch, en Gironde. Le mot « Boches », inscrit sur une plaque installée sur l’hôtel de ville de Ruch, commémorant la mort d’un résistant tué par des soldats allemands, aurait notamment choqué un riverain. Au point que, le 17 juin dernier, ce franco-allemand, nommé Bernard Karrasch, a saisi l’ambassade d’Allemagne à Bordeaux : « Les mots ”assassiné” et ”Boches”. Des mots qui étaient acceptables à l’époque en 1945 mais qui aujourd’hui, au regard de l’amitié franco-allemande, me semblent très péjoratifs. L’appellation “Boches” entretient une vieille haine. Il ne s’agit pas de renier l’Histoire mais de ne pas faire l’amalgame entre allemand et nazi. Il me semble que ‘‘fusillé par l’occupant nazi” serait plus approprié », a-t-il récemment expliqué à Sud-Ouest. Ce médecin, résidant à Bordeaux, ne s’est pas dit en colère mais plutôt « triste » de cette formulation. Bernard Karrasch réclame ainsi à ce « que la plaque soit remplacée par une autre, plus explicative, sur la période historique à laquelle se sont déroulés les faits, à savoir sous l’occupation nazie ».

« La modifier serait faire injure à ceux qui ont décidé de la poser »

Mais le maire de Ruch s’est opposé à cette idée. Pour Raymond Viandon, « il faut la remettre dans le contexte de l’histoire », rapporte Ouest France ce lundi 21 juin. L’édile songerait notamment à y installer une plaque supplémentaire pour informer du contexte historique de l’époque. « La modifier serait faire injure à ceux qui ont décidé de la poser avec l’intention de perpétuer la mémoire de l’un des leurs », a-t-il ainsi prévenu. Bernard Karrasch a, de son côté, indiqué que « Madame la consule devrait revenir vers » lui, pour savoir quelle décision aura pris l’ambassade d’Allemagne à Bordeaux.


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