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mardi 1 juin 2021

Pour Manuel Valls, Obama n’était pas très Charlie en 2015

A l’occasion de la sortie de son livre Pas une goutte de sang français, l’ancien Premier ministre a répondu aux questions de Causeur et n’épargne pas l’ancien président américain.

Image/photo

Par : V.A.

Manuel Valls et la politique espagnole, c’est terminé. Mais l’ancien Premier ministre garde un attachement fort avec la France, et le clame dans son nouveau livre Pas une goutte de sang français. L’occasion aussi pour lui de revenir dans Causeur sur plusieurs thèmes de société, en particulier l’insécurité et le terrorisme. Un sujet prépondérant aujourd’hui à un an de l’élection présidentielle de 2022. S’il revient sur le thème de la laïcité dont il dit être un défenseur, ou sur les réactions de la gauche quant à ses prises de position, il n’élude pas le thème de la déchéance de nationalité pour les terroristes qui lui avaient valu qu’on le taxe « d’homme de droite ou d’extrême droite ». Il se souvient surtout de quelque chose, « un moment très marquant », après les attentats de 2015 dans les locaux de Charlie Hebdo : « l’absence de Barack Obama, sans la moindre excuse, à la manifestation

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L’ancien Premier ministre révèle que Barack Obama ne voulait pas « être associé à un journal soi-disant islamophobe » après le massacre de Charlie Hebdo. « Il n’envoie même pas de représentant ! », s’emporte-t-il. Une prise de position dont il fait le lien avec le discours d’Emmanuel Macron sur la « part de responsabilité » de la France « quant au terreau sur lequel prospère le djihadisme ». Une phrase prononcée « sur un modèle social-libéral ou libéral-libertaire à l’anglo-saxonne, qui comme Trudeau ou Obama, ne voit pas de problème au communautarisme. Avec derrière cette idée de séduire les prolétaires des banlieues ».


« La fermeté est de mise »

Un discours d’Emmanuel Macron, le 2 octobre 2020, qui se retourne contre lui aujourd’hui, avance Manuel Valls dans Causeur : « Après les attentats du Bataclan, quand Macron s’exprime sur la question du ‘terreau’, je comprends que son entourage le pousse à se démarquer de moi, le ‘républicain autoritaire’. Pour eux, c’est ‘le discours de Valls et des laïcards qui tend la société’, et pas les attentats islamistes… Macron se rendra compte plus tard, dans l’exercice du pouvoir, confronté aux attentats et à la pression islamiste, que la fermeté est de mise », lâche-t-il.

S’il reconnaît que le chef de l’Etat a tenu ensuite des « propos très clairs contre l’islam politique » et que Gérald Darmanin, ainsi que Jean-Michel Blanquer « sont très engagés dans la défense des valeurs républicaines », il demeure pour lui des « ambiguïtés sur notre modèle laïque dans la majorité ». Des problèmes qu’il sera compliqué de résoudre avec une gauche désunie et qui s’est « désagrégée au fur et à mesure » de son quinquennat avec François Hollande.

  SOURCE : valeursactuelles.com



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