[VIDEO] « Vous êtes nunuche » : les inqualifiables propos d’un psychiatre face à un policier souffrant de stress post-traumatique - docjeanno.fr ® Revue de presse

Breaking

Haut Pub [google]


Les logiciels bloqueurs de pub tuent le Web et les sites indépendants !


mercredi 9 juin 2021

[VIDEO] « Vous êtes nunuche » : les inqualifiables propos d’un psychiatre face à un policier souffrant de stress post-traumatique

L’enregistrement audio, diffusé par Quotidien, d’un rendez-vous entre un policier souffrant de stress post-traumatique et un psychiatre mandaté par la préfecture de police, fait état de propos particulièrement agressifs de la part de ce dernier.

Image/photo

Par : V.A.

« Et on se demande pourquoi il y a autant de suicides dans la police ? » commente, estomaqué, le député européen du Rassemblement national Gilbert Collard. L’ancien élu du Gard évoque une vidéo diffusée par Quotidien, mardi 8 juin. Elle met en scène, par images animées, un rendez-vous entre Cédric, policier plusieurs fois touché par balles, et un psychiatre, mandaté par la préfecture de police de Paris. Or, le comportement du médecin, qui précise également être « expert auprès de la cour d’appel » est particulièrement choquant. Tantôt agressif, tantôt nonchalant, le psychiatre cherche constamment à minimiser le traumatisme vécu par le policier. A demi-mot, il accuse même le fonctionnaire de surjouer, quand il ne le traite pas directement de « nunuche ». Selon Quotidien, le cas de Cédric n’est d’ailleurs pas isolé. En 2017, l’un des policiers visés lors de l’attentat qui avait coûté la vie à Xavier Jugelé avait déjà alerté sa hiérarchie sur le comportement du médecin.

Deux tentatives d’assassinats

Pourtant, les épreuves traversées par Cédric sont terribles. Au début de l’enregistrement audio sur lequel l’émission a mis la main, il explique au « Docteur X » son histoire. « En 2011, je me suis fait tirer dessus et on a abattu celui qui nous tirait dessus », commence-t-il, la voix chevrotante.

« Fin 2012, j’ai un de mes amis [également policier] qui a pris deux balles dans le dos et qui est mort dans mes bras ». Réaction du docteur, sur un ton pour le moins dubitatif : « Et subitement, c’est aujourd’hui que vous ne supportez plus ? » Le policier tente d’expliquer que son syndrome post-traumatique est plus ancien que ce rendez-vous, mais qu’il n’avait jamais trouvé la force d’en parler jusque-là. « Tant pis pour vous », lâche, lapidaire, le « Docteur X ». « Les syndromes post-traumatiques, c’est compliqué vous savez », avance timidement le policier.

« Non, non », enchaîne son vis-à-vis du tac-au-tac, semblant ne pas montrer la moindre compassion. Pire encore, quand Cédric tente d’expliquer qu’il n’a pas immédiatement pris conscience de l’ampleur de son traumatisme, le psychiatre l’envoie paître : « Vous dîtes ‘’On n’allait pas bien mais on ne savait pas’’. Quand on décompose ça, ça veut dire quoi ? Que vous êtes un peu nunuche ? ». Depuis le début de l’année, 16 policiers se sont suicidés. Deux autres ont été tués, soit au cours d’un attentat islamiste, soit dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue.

  SOURCE : valeursactuelles.com


Bas Pub