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lundi 28 juin 2021

“Vous croyez qu’on va nous déradicaliser en nous laissant ici ?” : prisonnières en Syrie, les femmes des djihadistes Fabien et Jean-Michel Clain témoignent

Les deux veuves en veulent à la France et ne semblent pas s’être éloignées de l’idéologie islamiste radicale.

Image/photo

Par : V.A.

Capturée et retenue dans le camp de Roj, tenu par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie, Mylène Foucre, qui se fait désormais appeler Fatima, s’est confiée à Paris Match le 7 juin. La femme de 41 ans y vit désormais avec ses deux enfants dont une gravement blessée, mais sans son mari, le tristement célèbre djihadiste français Fabien Clain qui a été abattu par la coalition internationale en 2019. Malgré les horreurs commises par son époux et ses propos en faveur de l’islam radical, Mylène Foucre défend Fabien Clain coûte que coûte, estimant qu’il était avant tout « un époux, un père bon qui a toujours aidé les personnes autour de lui ». « J’espère qu’il ira au paradis », aspire la veuve qui refuse d’être rapatriée en France pour ne pas renoncer à sa religion et devenir mécréante. « Elles rêvent de rejoindre le nouvel Etat islamique, elles patientent », assure au magazine un homme qui a écouté des conversations de Mylène avec d’autres femmes. L’islamiste se dit choquée des massacres qu’elle a vus à Baghouz : « Que des pays civilisés utilisent des armes pareilles, même pour tuer Fabien, c’est horrible », déplore Mylène.

« Pourquoi je devrais m’excuser ? »

Certaines prisonnières semblent s’être repenties et reconnaissent « la gravité de (leurs) choix ». « Je me sens revivre », s’est réjouie l’une d’elles en expliquant son soulagement d’avoir quitté son voile. « Nous sommes prêtes à être jugées et, s’il le faut, à passer le reste de notre vie en prison, mais dans nos pays plutôt qu’ici, avec ces malades mentaux », a-t-elle ajouté en pointant du doigt les femmes ultraradicales avec qui elles cohabitent, et qui au contraire, se démènent pour faire vivre l’Etat islamique.

C’est le cas de Dorothée Maquere, la veuve de Jean-Michel Clain, le frère de Fabien, lui aussi radicalisé. La veuve surnommée Khadija aurait voulu utiliser son fils de 8 ans pour commettre un attentat en France. Ce dernier a été tué par un éclat d’obus de mortier, l’une de ses filles a reçu une balle dans la tête, et son autre fille a été gravement blessée. Furieuse, Dorothée dénonce les conditions de vie dans le camp et l’attitude de son pays natal : « C’est la guerre, d’accord, mais il y a des règles dans une guerre (…) Je me demande comment un peuple aussi développé que la France peut nous traiter comme ça. On vit un cauchemar », s’est-elle plainte, citée par Paris Match. « Et puis, vous croyez qu’on va nous déradicaliser en nous laissant ici ? », poursuit-elle. « On nous demande toujours de nous excuser pour les attentats, mais pourquoi je devrais m’excuser ? Je suis triste pour eux. Je suis maman, je sais ce que c’est de perdre des enfants. Mais, moi, je n’ai fait de mal à personne. L’injustice provoque la haine. De toute façon, vous ne pouvez pas nous comprendre », conclut Dorothée.

  SOURCE : valeursactuelles.com


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