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mercredi 28 juillet 2021

“C’est une infamie” : Rachida Dati témoigne après sa mise en examen dans l’affaire Carlos Ghosn

L’ancienne garde des Sceaux a été mise en examen mardi 27 juillet, pour “corruption passive” notamment.

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Par : V.A.

« Tout cela ne tient pas. » Rachida Dati est catégorique. Sa mise en examen, pour « corruption passive », « trafic d’influence passif » et « recel d’abus de pouvoir », est « absurde ». Ce serait même « une infamie ». La maire du 7e arrondissement de Paris s’est expliquée dans une interview au Parisien, le soir même de l’annonce de sa mise en examen, mardi 27 juillet. Cette procédure intervient dans le cadre d’une enquête anticorruption du Parquet national financier (PNF) – visant notamment l’ex-PDG de Renault-Nissan-Mitsubishi, Carlos Ghosn – ouverte à la suite des prestations d’avocate fournies par Rachida Dati au groupe automobile entre 2010 et 2013, alors qu’elle était députée européenne UMP. « On me reproche des missions effectuées il y a plus de 10 ans pour l’un des premiers constructeurs automobiles », a-t-elle martelé. Dans le détail, le PNF s’est penché sur les 900 000 euros d’honoraires perçus à l’époque par Rachida Dati. Il se demande s’il pourrait en effet s’agir des prestations proposées par cette dernière, ou d’un « emploi de complaisance » destiné à déguiser – et à rémunérer – une potentielle activité de lobbying à Bruxelles. Pour elle, « l’origine de cette affaire est la plainte d’un avocat » qui l’accusait d’exercer « illégalement la profession d’avocat ». Une affaire pourtant « classée », relate Rachida Dati.

« On tente d’entraver mon engagement »

L’ex-ministre de la Justice, sous Nicolas Sarkozy, l’a donc assuré : « Tout a toujours été déclaré et contrôlé. » « J’avais un contrat rédigé par la direction juridique du groupe. Il n’y avait aucune ambiguïté entre mon activité de député européen et mon activité d’avocat. Mon travail a consisté à sécuriser les investissements de Renault-Nissan à l’étranger. Cela engageait plus d’un milliard d’euros d’investissements et des milliers d’emplois », a-t-elle détaillé dans Le Parisien. Selon Rachida Dati, les juges ne connaîtraient « pas le fonctionnement du Parlement européen » et pourraient ainsi penser qu’elle a « pu corrompre le président du Parlement européen ».

« Je serai de ce combat »

L’ancienne députée européenne en serait certaine : « On tente d’entraver mon engagement dans les échéances qui s’annoncent. » Et ce, « comme en 2019 », lorsque Rachida Dati a choisi de renoncer à se présenter aux élections européennes pour privilégier une candidature à la mairie de la capitale. Si l’élue compte faire appel, sa mise en examen tomberait tout de même mal. Comme le rapporte Le Parisien, elle s’apprêterait à déclarer sa candidature à l’élection présidentielle de 2022. Le quotidien l’a d’ailleurs interrogé à ce sujet. Rachida Dati ne renoncerait en rien à une primaire de la droite : « Je ne me résous pas à ce que des juges choisissent les responsables politiques. Ma conviction et ma détermination sont intactes. Je serai de ce combat. »


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