Gangrené par la drogue et la violence, le Nord-est de Paris va-t-il bientôt craquer ? - docjeanno.fr ® Revue de presse

Breaking

Haut Pub [google]


Les logiciels bloqueurs de pub tuent le Web et les sites indépendants !


mardi 13 juillet 2021

Gangrené par la drogue et la violence, le Nord-est de Paris va-t-il bientôt craquer ?

Depuis des mois, les habitants du quartier de Stalingrad sont excédés par la présence de consommateurs de crack. Mercredi 30 juin, la maire de Paris a décidé de déloger les toxicomanes du jardin d’Eole dans le 18e arrondissement, où ils avaient élu résidence. Mais depuis, ils errent dans les rues. Reportage.

Image/photo

Par : Tanguy Kevin / V.A.

« Il y a des drogués partout. » La phrase revient à chaque conversation avec les riverains du quartier de Stalingrad. Il suffit de se promener pour se rendre compte de la réalité peu reluisante. Anne Hidalgo a beau considérer que sa ville est « plus belle » depuis son arrivée à la mairie, les faits la rattrapent. A quelques mètres de la station de métro Stalingrad, se situe une école où les parents d’élèves et animatrices scolaires ne mâchent pas leurs mots sur la situation. « J’ai déjà dû me défendre moi-même », confie une accompagnatrice après qu’un individu sous emprise de crack s’est introduit dans l’école. L’animatrice a dû user de sa voix et de son courage pour faire déguerpir l’individu. De même pour Manël qui, un soir en rentrant chez elle, s’est retrouvée face à un toxicomane muni d’un rasoir. La mère de famille a dû faire appel à son mari pour qu’il déloge le drogué. Depuis cet incident, devenu monnaie courante dans le quartier, elle persiste et signe : « Je veux quitter cet endroit, je ne veux plus en entendre parler. »

Au bout de la rue, se trouve le tristement célèbre jardin d’Eole, encerclé par d’énormes grilles de métal. Cela fait plusieurs mois que la situation est de plus en plus tendue avec les habitants. Il y a deux semaines, des jeunes du quartier ont lancé des tirs de mortiers en plein jour sur les toxicomanes pour les faire fuir. Au croisement de la rue, à droite, attablée à la terrasse d’un bar rempli de monde, une bande d’amis souriante savoure une bière sans se soucier de ceux qui les entourent. A côté d’eux, un homme d’une quarantaine d’années tente de vomir en s’appuyant contre un arbre. Certaines personnes ont semble-t-il réussi à faire abstraction de la situation. Le bar est séparé du jardin par la rue d’Aubervilliers, et au bout de l’avenue se trouve la nouvelle « Colline du crack ».

D’où viennent-ils ?

Une mère de […]    [La suite est réservée aux abonnés.]

  SOURCE : valeursactuelles.com


Bas Pub