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vendredi 9 juillet 2021

“Humiliations, menaces, harcèlement” : la sénatrice EELV Esther Benbassa accablée par ses anciens assistants

Huit ex-collaborateurs et six anciens étudiants dénoncent les abus qu'Esther Benbassa leur aurait infligés. L’une d’entre elle aurait même dû reporter une opération chirurgicale à plusieurs reprises et à la demande de l’élue.

Image/photo

Par : V.A.

Un climat de « terreur ». La sénatrice Esther Benbassa est dans la tourmente. Et pour cause, l’élue d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) – et directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études (EPHE) – est accusée d’harcèlement moral, d’humiliations ou encore de menaces sur d’anciens collaborateurs. Et ce, avec des preuves à l’appui. Comme le révèle Mediapart, qui a pu consulter des e-mails, messages et courriers, ce jeudi 8 juillet, huit anciens secrétaires et six de ses anciens étudiants ont assuré qu’Esther Benbassa « humiliait en permanence ses assistants ». D’après eux, « la méthode Benbassa » serait faite « d’humiliations, de menaces et de harcèlement ». « Elle pouvait être adorable et subitement devenir exécrable et humiliante », a expliqué l’un d’eux à Mediapart. « Elle alterne les compliments et les cadeaux avec des humiliations et des menaces », a confirmé une ancienne salariée. Un autre a glissé au média : « Ça a été très vite compliqué, je ressentais une angoisse permanente à l’idée d’aller au boulot et je craignais le moment où elle pouvait être détestable. »

Une inégalité salariale

L’élue est aussi accusée de ne pas payer équitablement ses collaborateurs. Une ancienne assistante, qui a travaillé sous ses ordres en 2019, a décrit : « Cela lui arrivait de moins bien payer les femmes que les hommes à compétences égales. J’étais payée 200 euros de moins que mes collègues hommes. » Un autre a lâché, comme le rapporte Mediapart : « Benbassa dit défendre les indignés et des idées progressistes, mais c’est la première à les bafouer. » Esther Benbassa, qui défendrait en effet des idées progressistes et entendrait lutter contre toute forme de harcèlement, nie pourtant les faits en blocs – y compris l’accusation hallucinante d’une ancienne salariée. Celle-ci aurait décalé à plusieurs reprises son opération chirurgicale d’importance à la demande d’Esther Benbassa.

Une opération qui « n’arrangeait pas son calendrier parlementaire »

Les faits remontent au 1er janvier 2020, la jeune femme, qui se fait appeler Dany dans Mediapart, souffrait d’un pneumothorax et devait être rapidement opérée du poumon. Mais, en période d’essai, par peur que son contrat « ne soit pas renouvelé », Dany aurait repoussé son opération au 10 février. Elle raconte ensuite : « La semaine suivante, alors qu’elle savait mon état fragile, Esther m’a demandé de l’accompagner à une manifestation tout un après-midi. On est ensuite allés dans un café et c’est là qu’elle m’a annoncé qu’elle ne souhaitait plus me garder dans son équipe. » La sénatrice EELV lui aurait reproché sa « fragilité ». Mais Esther Benbassa conteste les faits, relate Mediapart. Pourtant, selon l’ex-collaboratrice, « il était très clair que le fait que je doive me faire opérer lui posait problème » et que « cela n’arrangeait pas “son calendrier parlementaire”». Esther Benbassa nie encore le fait d’avoir voulu la licencier. La sénatrice EELV aurait voulu, selon ses explications, seulement « décaler (l’opération) aux vacances de février ou de mars ».

Dany a finalement reporté l’intervention au 11 mars. Mais deux jours avant son hospitalisation, Esther Benbassa a recommencé. Elle aurait réclamé à ce que l’opération soit reportée en juillet à cause « des priorités au bureau ». Esther Benbassa l’aurait même menacé de rompre sa période d’essai : « Vous savez je peux encore aujourd’hui annuler votre contrat de CDI puisque c’est jusqu’à ce soir. » Le 23 avril, Dany a finalement accepté une rupture conventionnelle de son contrat : « Il était hors de question pour moi de retravailler pour elle. »

Mediapart a contacté certains étudiants d’Esther Benbassa. Et en effet, la direction de l’EPHE avait été alertée sur le comportement abusif de la sénatrice EELV. De même pour le Sénat, où « tout le monde savait » ce que l’élue infligeait à ses collaborateurs.

  SOURCE : valeursactuelles.com


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