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mardi 6 juillet 2021

Laïcité : le séparatisme religieux dans les centres pour mineurs pointé par un rapport

Un rapport de l’inspection générale de la justice s’alarme des dérives séparatistes, notamment islamiques, favorisées par les éducateurs dans ces centres.

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Par : V.A.


Alors que les centres pour mineurs doivent assurer la protection de leurs pensionnaires et parfois les remettre dans le droit chemin, le principe de laïcité y serait souvent bafoué, au profit de pratique relevant du séparatisme, selon un rapport de l’inspection générale de la justice dont Le Figaro a révélé le contenu lundi 5 juillet. Particulièrement inquiétante, l’enquête pointe le rôle des éducateurs dans ces dérives, et la tolérance ou l’impuissance de la hiérarchie. Dans ces foyers ou centres éducatifs fermés, les infractions aux règles concernent essentiellement le séparatisme musulman et s’illustrent particulièrement durant les repas.

Halal pour tous

Si les élèves ont en effet le droit de bénéficier de « repas confessionnels » sur demande ou autorisation des parents, les éducateurs sont, eux, soumis au principe de neutralité. Mais dans la pratique, nombre d’entre eux ne respectent pas cette règle, et inciteraient même les mineurs, quelles que soient leur confession ou leurs habitudes, à suivre leur exemple. « Des éducateurs déclarent que tout le monde mange halal, car pour les non-musulmans ça ne change rien ». « Les professionnels se voient servir des plats confessionnels à leur demande, dans des conditions et des fréquences variables selon les établissements », note le rapport.

Dans certains cas, ce seraient bien les contraintes pratiques qui pousseraient les centres à fermer les yeux sur la question des repas confessionnels. Mais les auteurs du rapport dénoncent des comportements qui vont bien au-delà : « Des éducateurs réveillent les jeunes pour le jeûne pendant la période de ramadan et rompent le jeûne avec les mineurs ». Certains s’improvisent conseillers spirituels ou rédacteurs de « protocole ramadan » non conformes aux textes de référence. D’autres refusent de serrer la main de leurs collègues féminines ou discutent en arabe avec des mineurs « en présence d’autres jeunes et d’autres collègues ».

Les causes de cette situation seraient à chercher du côté du manque de moyens et de personnel. Outre un manque cruel d’aumôniers, les hiérarchies seraient peu contraignantes face aux exigences d’éducateurs qui se font rares. Un point sur lequel le rapport alerte, car « il n’est pas inhabituel que des candidats présentant des casiers judiciaires chargés ou signalés pour des suspicions de radicalisation violente se présentent aux concours ou pour occuper des emplois de professionnels contractuels auprès des mineurs ».

  SOURCE : valeursactuelles.com


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