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lundi 5 juillet 2021

L’écologiste Yann Arthus-Bertrand fait à son tour son coming out pro-nucléaire

Invité sur LCP – La chaîne parlementaire pour un débat sur la biodiversité, le célèbre militant Yann Arthus-Bertrand a défendu une position pour le moins iconoclaste, dans le milieu écologiste, se déclarant partisan du nucléaire.

Image/photo

Par : V.A.

C’est un aveu sur le bout des lèvres, mais un aveu tout de même. Hier, dimanche 4 juillet, Yann Arthus-Bertrand était l’invité de LCP, pour un débat sur le climat et la biodiversité. Le célèbre militant écologiste, connu pour ses photographies aériennes de la nature, y a défendu le nucléaire comme une solution possible à l’urgence climatique. Une position pour le moins iconoclaste dans le milieu écologiste, qu’il justifie par le caractère décarbonné de l’énergie nucléaire. Surtout, c’est un sacré changement de cap pour Yann Arthus-Bertrand : « En tant qu’écologiste convaincu, j’ai été antinucléaire très longtemps, mais je le suis un peu moins maintenant », explique-t-il. Et pour cause : « Il ne pourra malheureusement pas y avoir de transition énergétique durable sans le nucléaire ».

Entre nucléaire et éolien, il faut choisir

Evidemment, Yann Arthus-Bertrand n’est pas devenu, du jour au lendemain, un ardent défenseur de l’uranium. Son raisonnement est plus intéressé que cela : « Les pays comme la Pologne ou la Tchécoslovaquie, qui s’alimentent exclusivement au charbon, je ne sais pas comment ils pourront faire leur transition énergique sans le charbon », développe-t-il. Il apparaît effectivement illusoire de voir Varsovie passer, du jour au lendemain, du 100% fossile au 100% éolien. « Le problème », nuance le photographe, « c’est que le nucléaire c’est très long à faire, et qu’on prend un retard considérable à tergiverser ». « Si on le fait, il faut commencer maintenant », ajoute-t-il. Revenant au cas de la France, très utilisatrice du nucléaire ¬— ce qui fait d’elle un des plus petits pollueurs d’Europe, Yann Arthus-Bertrand affirme qu’il est favorable aux panneaux solaires, aux éoliennes — qu’il trouve par ailleurs jolies. Néanmoins, supprimer le nucléaire reviendrait à devoir multiplier par quinze ou vingt le nombre d’éoliennes en France, ce que la population n’accepterait pas. « D’un côté, on ne veut pas du nucléaire, de l’autre on ne veut pas des éoliennes. Il faut faire un choix, et il faut le faire vite ».


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