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mercredi 28 juillet 2021

Musulmans surveillés, islam criminalisé : à la télévision turque, les délires complotistes de Marwan Muhammad

Invité sur la télévision publique turque, samedi 24 juillet, l’ancien directeur du CCIF, Marwan Muhammad, a multiplié les « fake-news » et les délires complotistes sur la France et les musulmans.

Image/photo

Par : V.A.

Sur le plateau d’une chaîne publique de télévision turque, il devrait sembler délicat de donner des leçons de libertés publiques et de tolérance. C’est pourtant ce qu’a fait Marwan Muhammad, l’ancien dirigeant français du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), samedi 24 juillet. Dans une envolée complotiste repérée par Marianne, le militant islamiste dresse un portrait improbable de la situation des musulmans en France. A l’en croire, les autorités françaises auraient ainsi « envoyé la police partout, par les routes, afin de surveiller les communautés musulmanes de France » pendant la fête de l’Aïd-el-Kébir. Avec, comme but : « voir [si les musulmans] sacrifiaient des moutons, s’ils célébraient l’Aïd, ou voir comment ils s’organisaient. » « Aujourd’hui en France, le simple fait de pratiquer sa religion est une source de stigmatisation, c’est criminalisé », poursuit Muhammad, évoquant le cas d’imams expulsés de France « parce que le ministère de l’Intérieur était en désaccord avec leurs opinions ».

Liaisons dangereuses

Marwan Muhammad fait ici référence aux imams des mosquées de Saint-Chamond (Loire) et Gennevilliers (Hauts-de-Seine), expulsés de France après avoir tenus des propos extrémistes lors de prêches religieux — notamment à l’encontre des femmes. Comme le souligne Marianne, il n’est guère étonnant que Marwan Muhammad soutienne ces imams. Sa carrière de lobbying islamiste en France est longue. Dès 2013, se souvient l’hebdomadaire, il s’affichait aux côtés de l’imam salafiste Nader Abou Anas. Devenu président du CCIF, il s’était ensuite fait le défenseur des théories des Frères musulmans, avait pris position en faveur de l’association dissoute Baraka City, dont le fondateur, Idriss Sihamedi, refuse de serrer la main des femmes. Pire encore, se souvient Marianne, lors d’une émission diffusée sur Canal+ en janvier 2016, Sihamedi avait refusé de condamner les attentats de 2015 — sans pour autant perdre le soutien de Marwan Muhammad. Depuis de Baraka City, Idriss Sihamedi s’est d’ailleurs exilé… en Turquie, pays des droits de l’homme bien connu, depuis lequel Marwan Muhammad a finalement appelé à « une enquête internationale sur la situation des communautés musulmanes ». Toute honte bue.


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