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lundi 19 juillet 2021

Ramadan, repas halal, éducatrices ignorées : les foyers de la protection judiciaire de la jeunesse sous l’emprise de l’islam

De nombreux manquements au principe de laïcité et de neutralité seraient observés dans des établissements de la protection judiciaire de la jeunesse. Du côté des éducateurs, les réactions sont inégales.

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Par : valeursactuelles.com

C’est un état des lieux accablant, que dresse un récent rapport de l’inspection générale de la justice (IGJ) consulté par Marianne. Au sein d’un certain nombre d’établissements de la protection de la jeunesse, des manquements « récurrents » au principe de laïcité et de neutralité auraient été observés ; notamment des repas confessionnels, des rites et une forme d’emprise religieuse, citent nos confrères. Problème, il semblerait que les éducateurs ne prennent pas tous la situation au sérieux, certains ayant tendance à relativiser la situation.

Des éducateurs comme « conseillers spirituels »

D’ailleurs, certains éducateurs employés au sein de ces structures pour mineurs âgés de 13 à 18 ans pourraient même faire partie du problème. « Certains professionnels ne se sont toujours pas appropriés le principe de laïcité », admettent les inspecteurs chargés du rapport, terminé en janvier dernier, et dont les propos sont cités par le média. Les éducateurs sont censés faire preuve de neutralité, quelles que soient leurs opinions religieuses. Néanmoins, « ils démontrent soit un manque de formation, soit une volonté de faire prévaloir leurs convictions personnelles sur la règle commune« , indiquent les enquêteurs. Certains d’entre eux s’imposeraient par exemple auprès des jeunes comme des « conseillers spirituels« . En parallèle, observe Marianne, le rapport aurait identifié des situations tout aussi préoccupantes, comme des éducatrices à qui l’on refuse de serrer la main, ou la distribution, pour l’ensemble du public, de repas halal.

Des candidats fichés pour radicalisation

Le rapport fustige longuement un manque d’exigence au moment du recrutement des éducateurs. « Une absence de vigilance […] a pu faciliter l’intégration de candidats qui se sont révélés problématiques », regrettent les inspecteurs, qui assurent par ailleurs qu’il ne serait « pas inhabituel » que parmi les candidats aux concours, figurent des délinquants multirécidivistes ou encore des personnes ayant été signalées pour radicalisation violente. Parmi les éducateurs fautifs, tous ne chercheraient pas à « faire prévaloir leurs convictions personnelles sur la règle commune« . D’autres, animés de bonnes intentions, accuseraient tout simplement « un manque de formation », poursuit Marianne.

Acheter la « paix sociale »

Autant de dérives qui n’ont rien de surprenant pour les professionnels. Sonia Ollivier, éducatrice de la PJJ et co-secrétaire du syndicat SNPES-PJJ-FSU, assure auprès du magazine n’être en rien surprise par les conclusions de ce rapport. « On le dénonce depuis une quinzaine d’années. Certains foyers sont régis par la religion, voire par des comportements sectaires. » Pour elle, cette situation s’expliquerait notamment par la prédominance d’équipes dont les membres sont originaires des mêmes quartiers que les jeunes hébergés. Certains éducateurs chercheraient donc à instaurer de la proximité avec les jeunes délinquants, ce qui les pousserait à commettre certaines entorses. Des propos que Josselin Valdenaire, éducateur à la PJJ de Nîmes et secrétaire général de la CGT-PJJ, résume de cette façon auprès du site d’information : « En se faisant passer pour celui qui pratique le même culte, certains éducateurs peuvent faire copain-copain, peut-être pour acheter la paix sociale, comme d’autres le font en laissant un jeune fumer un joint dans une structure. »


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