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jeudi 2 septembre 2021

Accueil des Afghans : Marlène Schiappa recadrée par des maires de gauche

Plusieurs maires se sont insurgés contre un courrier de Marlène Schiappa leur demandant de joindre les actes à la parole sur l’accueil des migrants afghans, révèle le Journal du dimanche.

Image/photo

Par : V.A.


L’accueil des migrants afghans semble parfois être aussi un enjeu de communication politique. En témoigne des échanges assez tendus entre Marlène Schiappa et des maires de gauche qui ont assuré qu’ils se montreraient solidaires : Olivier Bianchi à Clermont-Ferrand, Pierre Hurmic à Bordeaux, ou encore le maire de Villeurbanne Cédric Van Styvendael, révèle le Journal du dimanche. La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté a en effet adressé une lettre à une vingtaine d’édiles de France, les remerciant de leur engagement, mais dans laquelle elle « constate que [leur] offre de services […] n’a pas encore été suivie d’effet ».

« Instrumentalisation de la souffrance »

« Nous ne pouvons repousser ces promesses face à l’urgence de la situation. Nous nous devons d’agir vite, ensemble, pour leur offrir un cadre d’accueil humain et digne, sur l’ensemble de nos territoires, conformément à notre politique d’asile », leur a écrit Marlène Schiappa. Parmi les maires visés, le premier magistrat (EELV) de Grenoble Eric Piolle ou encore le socialiste marseillais Benoît Payan, précise le JDD. Mais certains destinataires n’ont pas apprécié les leçons de la ministre et lui ont fait savoir.

« Sachez pour votre gouverne que pour ma part, je mets un point d’honneur à respecter mes engagements », s’est insurgé le maire socialiste de Clermont-Ferrand Olivier Bianchi. Il assure avoir entrepris les démarches nécessaires et juge que Marlène Schiappa s’évertue à « briser [la] complémentarité » entre services étatiques et municipaux. L’édile écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, a quant à lui signalé à la ministre que la veille de son courrier « 51 personnes arrivant de Kaboul » avaient été accueillies par la ville. « Je n’ose croire que votre interpellation (…) témoignerait d’une intention polémique autour d’un sujet aussi préoccupant et sensible », a-t-il ajouté. A la tête de la coalition de gauche à Villeurbanne, Cédric Van Styvendael s’est également insurgé contre le courrier de Marlène Schiappa. « Pour ce qui me concerne, peut-être n’ai-je pas assez communiqué sur cet accueil. Il se trouve que je ne suis personnellement pas très à l’aise avec l’instrumentalisation de la souffrance pour mettre en scène sa propre générosité », s’est-il emporté.

  SOURCE : valeursactuelles.com


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