[VIDEOS] Coup de com : La cité Bassens à Marseille nettoyée «de fond en comble» pour accueillir Macron - docjeanno.fr ® Revue de presse

Breaking

Haut Pub [google]


Les logiciels bloqueurs de pub tuent le Web et les sites indépendants !


jeudi 2 septembre 2021

[VIDEOS] Coup de com : La cité Bassens à Marseille nettoyée «de fond en comble» pour accueillir Macron

Emmanuel Macron a passé une partie de sa première journée à Marseille dans la cité Bassens, à la rencontre des habitants. Pour marquer sa visite, les rues ont été nettoyées de fond en comble par des sociétés privées, souligne BFM TV.

Image/photo

Par : Alexandre Sutherland / fr.sputniknews.com

Pas inscrit dans l’agenda, le passage d’Emmanuel Macron dans la cité Bassens, dans les quartiers Nord de Marseille, s’est fait à son initiative pour «rencontrer les habitants», confie à France Bleu la maire adjointe Samia Ghali. L’élue s’est refusée à prévoir une «sale aseptisée», car les habitants vivent plutôt «dans des quartiers avec plein de problèmes». Sur ordre de la mairie, la cité a tout de même subi un important nettoyage juste avant l’arrivée de la délégation présidentielle.

En effet, d’après BFM TV, plusieurs entreprises privées se sont chargées de nettoyer le quartier «de fond en comble» durant la matinée du mercredi 1er septembre, quelques heures avant la venue du chef de l’État. «Si vous aviez vu l'état de la cité hier soir... il y avait vraiment un décalage, il y avait visiblement des ordures, des poubelles qui n'avaient pas été ramassées depuis plusieurs jours», assure une habitante auprès de la chaîne.

«Si le Président ne venait pas aujourd’hui, il n’y avait pas de nettoyage, de balayage, il n’y aurait pas eu tout ça […]. Il n’y aurait pas eu tous ces petits soins», confirme Nasser, un jeune de la cité. «Sans votre venue, sans ces personnes présentes ici, on n’existerait pas […] il n’y aurait pas eu de nettoyage autour de la cité», avait-il déjà dénoncé en s’adressant au Président face aux caméras.

Coup de com?

Outre ce nettoyage express, certains habitants sont sceptiques quant aux effets concrets de la venue du Président. «On se fout de notre gueule, mais on joue le jeu. Les agents de la ville sont venus nettoyer à cinq heures ce matin. Il devrait venir plus souvent», raille une habitante auprès de 20 Minutes. «J’ai 51 ans, tous les Présidents ont dit qu'ils feraient des trucs et n’ont rien fait», déplore un autre.

«Cette visite est importante pour la reconnaissance des habitants, qui se sentent abandonnés», témoigne dans le même média Inès Ben Moussa, issue du milieu associatif.

Quant à Samia Ghali, elle espère que «tout peut changer», précisant qu’«il y a la volonté politique, ce qu’il n’y avait pas avant». Les plans annoncés pour Marseille au cours des dernières décennies n’ont pas amélioré l’état de la ville.

La cité Bassens

Le choix de cette cité n’est pas anodin. C’est là qu’a eu lieu l’un des nombreux règlements de compte qui touchent la ville depuis le début de l’année. Le 28 juin, un jeune de 21 ans, connu des services de police, y a été abattu d’une balle dans la tête. Sans surprise, la cité est un point de deal, en concurrence avec sa voisine, la cité Paternelle, dans le XVe arrondissement. Une rivalité qui serait à l’origine de cette flambée des violences dans le quartier, indique Le Figaro.

D’ici 2025, une partie de la cité Bassens sera démolie pour laisser place à une ligne ferroviaire Paca reliant Marseille à Nice. En octobre, un dispositif sera mis en place pour commencer à organiser le relogement des habitants concernés. «La grande majorité des habitants seront relogés à Euromed 2, les loyers au mètre carré seront identiques», précise dans Marsactu Mme Ghali.

Plan d’urgence

Ce jeudi, Emmanuel Macron doit présenter son plan «Marseille en grand», qui devrait dépasser le milliard d’euros, d’après l’AFP. Il doit se concentrer sur la rénovation des écoles, des logements insalubres ainsi que les transports publics.

Le maire socialiste Benoît Payan estime les besoins de sa ville à 1,2 milliard pour la première tranche. «Bien sûr que cela suscite de l'espoir. Après il ne faut pas que ce soit un one-shot», commente-t-il, «tout ne sera pas fait en six mois, pas en un an».

  SOURCE : fr.sputniknews.com


Bas Pub