Présidentielle : l’ombre de Sarkozy plane sur le « sabordage en règle » de la campagne de Pécresse

Les temps sont durs pour Valérie Pécresse et l’état-major LR, qui voient leurs chances de victoire diminuer jour après jour.

Image d'illustration

Le congrès des Républicains, organisé en décembre dernier, semble déjà bien loin. À l’époque, Valérie Pécresse triomphait au second tour d’une primaire interne qui semblait, enfin, mettre un terme aux dissensions internes. Immédiatement soutenue par ses rivaux d’hier, la présidente de la région Île-de-France était, dans la foulée, créditée de sondages flatteurs faisant d’elle une adversaire sérieuse d’Emmanuel Macron. Depuis, pourtant, son équipe de campagne et l’état-major LR déchantent. Au point, rapporte Le Figaro, que certaines voix s’élèvent de plus en plus contre la campagne « ratée » de Valérie Pécresse.

Signe des temps : les départs se multiplient, vers Macron comme en direction de Reconquête ! – le sénateur LR Sébastien Meurant ayant annoncé, mardi 15 mars, son ralliement à Éric Zemmour. Mais du côté des Républicains, on craint surtout la sortie du bois de Nicolas Sarkozy. L’ancien président, qui n’a jamais apporté publiquement son soutien à Valérie Pécresse et entretient d’excellentes relations avec Emmanuel Macron, pourrait apporter son soutien à son successeur dans les tout prochains jours, selon Nice-Matin.

Un manque de sincérité en cause ?

« On avait tout, absolument tout pour l’emporter. Un projet, une équipe, une candidate compétente », se souvient, amère, une influente élue locale, désespérée par la « campagne catastrophique » de sa candidate. Moins d’un mois avant le premier tour, cette dernière pointe désormais souvent à la cinquième place des sondages, quand elle est dépassée par Jean-Luc Mélenchon.

Pour de nombreux élus, le péché originel réside dans le positionnement politique de Valérie Pécresse. « C’est une femme de droite modérée et elle a pris des positions qui feraient passer Laurent Wauquiez pour un gentil centriste », résume au Figaro un député LR, pour qui ce « manque de sincérité » plombe l’aventure élyséenne de Valérie Pécresse.

Au point de faire naître chez certains le fatalisme : au Figaro, un ponte de la campagne explique que « si dans huit jours, la dynamique ne s’est pas inversée, c’est fini ». Un sombre pronostic exprimé… la semaine passée. Et depuis, les sondages ne semblent pas créditer la candidate LR d’un retour en grâce.



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